STYLISME: François 1er ouvre une nouvelle boutique

François Sibiri YAMEOGO dit François 1er est un créateur burkinabè de renom natif de Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest. Dans cette ville qui l’a vu naître, François 1er a mis en place en 2018 une semi-industrielle créative. Cinq (05) ans plus tard, il revient avec une nouvelle boutique de vente et de distribution de vêtements bio 100% coton implantée au quartier Zéguédéguin.

Des chemises, des vestes, des cache-nez attendent les clients

24 août 2023, il est 13h57 minutes lorsque nous arrivions à la semi-industrielle sise au quartier « Burkina » de la ville de Koudougou. Nous échangeons brièvement avec des employés qui nous renseignent sur la présence de François 1er dans les locaux. Deux pas et nous voici à l’intérieur du local. Une poignée de mains, un échange fraternel et nous prenons la direction du site de la nouvelle boutique.

Elle est située à quelques km de là, au quartier Zéguédéguin sur la route nationale numéro 14. Quinze (15) minutes de route et nous y sommes. Au rez-de-chaussée de l’immeuble Nana, nous sommes accueillis par des affiches grands formats « François 1er 100% coton bio Faso danfani ». Le décor externe nous renseigne sur ce qui nous attend à l’intérieur du local. Au seuil de la porte, des mannequins habillés en Faso danfani de la marque François 1er nous souhaitent la bienvenue. A l’intérieur, le comptable visiblement concentré sur son ordinateur nous accueille, le sourire aux lèvres.

Des robes, des chemises, des vestes ainsi que des produits dérivés faits à base du tissu Faso danfani sur des étagères attendent les clients. Pour François 1er, la mise en place de cette boutique répond à des objectifs biens définis. Elle est une marque de reconnaissance à sa ville natale et une vitrine de promotion du tourisme économique. « Cette boutique va être une représentation de François 1er des produits finis. Ça va être une boutique où on va trouver tous les souvenirs de Koudougou. Lorsque vous arrivez dans un pays la première des choses est de savoir qu’est-ce que le pays a comme patrimoine culturel. A travers cette boutique les gens sauront que Koudougou a un savoir-faire, ils verront le savoir-faire local de la ville de Koudougou. C’est aussi touristique. Koudougou est une ville de textile il faut qu’il nous montre qu’avec ce textile on peut faire beaucoup de choses pour l’économie de la ville », a-t-il expliqué.

Cheikh Nombré fait la gestion clientèle, la gestion de stocks, les approvisionnements, le référencement des produits.

Bâtie sur une superficie d’à peu près 80 m2, la boutique Francois 1er à Koudougou, en plus de la vente et la distribution des produits finis François 1er , sert aussi d’espace de création d’emploi, de formation et d’encadrement des étudiants. En effet, la boutique accueille des étudiants de l’Université Norbert pour leur stage de perfectionnement à l’image de Cheikh Nombré, étudiant en deuxième année en Finance-Comptabilité. Ceux-ci s’outillent dans le référencement des produits, la comptabilité analytique, l’accueil clientèle…. A en croire son porteur Francois 1er, cette boutique est aussi une forme de résilience face aux crises multiples qui impactent les économies locales et par ricochet les crations artistiques.

François 1er apprécie du reste la politique générale du gouvernement du port du Faso danfani. C’est pourquoi il s’attend à ce que le salon régional de l’artisanat qui se tiendra en octobre prochain à Koudougou, serve de tribune de réflexion. « Dans la région nous avons besoin de ce genre de salon qui va rassembler tout le monde, définir une ligne de conduite avec une ligne directive de développement sur 5 ans, 10 ans. Si on réussit à faire ce salon chapeau parce que c’est la résilience. Le plus important est que le salon se tienne pour montrer à ceux qui nous combattent que malgré tous les problèmes, nous sommes debout contre vents et marées. Comme le gouvernement a pris des mesures de port de Faso danfani, derrière ce salon, les professionnels vont pousser la réflexion, essayer de réfléchir ensemble sur comment produire plus, faire de la qualité et aller vers le coté artisanat en allant vers une économie d’échelle et les petites industries », a-t-il martelé.

Face aux crises et aux mutations du numérique, François 1er a innové en explorant d’autres pistes dans’écoulement de ses produits. « Nous sommes en train d’aller vers l’économie numérique et je travaille sur des franchises. Les franchises, ce sont des gens qui peuvent ouvrir leurs boutiques selon le cahier de charge de Francois 1er, c’est leur boutique et moi je mets la marchandise. J’ai des contacts en Guinée, au Congo et au Gabon », a-t-il conclu.

Demba Ka BARRY

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