Droits de la femme : le Labis Ouaga échange sur la problématique de l’égalité hommes/femmes

« Comment construire l’égalité hommes/femmes? », c’est l’intitulé du conférence-débat organisé par le Labis Ouaga le samedi 12 Mars 2022 à Ouagadougou. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme.

En marge de la journée des droits de la femme, commémorée chaque tous les Mars de l’année, Le laboratoire d’innovations sociales (Labis) a initié une semaine de sensibilisation et de mobilisation des jeunes de Labis de Ouagadougou en faveur de l’égalité homme/femmes. A cet effet, les responsables de ladite structure ont entrepris depuis le 8 Mars dernier, une série d’activités dont une exposition photos mettant en exergue l’égalité hommes/femmes, un atelier de tricotage, une journée de consultations au Labis avec l’association EMA, une projection de film.

Le conférence-débat de ce 12 Mars 2022, est la dernière de cette série d’activités. Elle a essentiellement porté sur le thème « Comment construire l’égalité hommes/femmes? ». Du reste, les échanges ont été modérés par modérés par Madame Stéphanie Ouédraogo. Dans l’ensemble, ces échanges ont essentiellement abordé des éléments comme l’égalité de sexe, l’égalité de genre dans tous les domaines que ce soit l’éducation, la santé, le développement en général.

« On assiste à beaucoup d’inégalités et de violences faites aux femmes, alors que tous les textes prônent l’égalité hommes/femmes dans tous les domaines d’intervention. Ce-ci dit, c’est à nous de nous battre pour arracher nos droits. Aussi, il y’a des moments où il faut faire des discriminations positives pour favoriser les femmes. Quand on prend l’exemple d’une jeune fille et un garçon qui reviennent de l’école, la fille est appelée à faire des petits travaux de la maison pendant que le garçon est libre. Pour nous, il faut les mêmes chances pour tout le monde », a déclaré Madame Sylvie Ouédraogo, ingénieur de projet en économie sociale et solidaire et également enseignante à l’Université Thomas Sankara avant d’ajouter qu’il existe toutes sortes d’inégalités entre hommes/femmes qui sont des stéréotypes, mais cela ne signifie pas qu’il faille continuer de les subir.

Quand au second communicateur, Dr Hamadou Mandé, il a indiqué que c’est un honneur de prendre part une telle rencontre qui engage tout le monde en ce sens qu’on a tendance à croire que la question de la femme est essentiellement une question féminine. « L’élément de base qui doit être questionné est la question de l’éducation et la culture. Les gens ont évolué dans des contextes culturels où ils ont appris la place et le rôle de l’homme et ils ont évolué avec cela, foi de quoi je pense qu’il faut toujours contextualiser les choses. C’est ensemble, hommes et femmes, que nous devons aller à la déconstruction des tares culturels et sociaux et privilégier l’éducation à la base des hommes et de femmes, des jeunes filles et garçons », a-t-il fait savoir.

Pour la coordonnatrice de Labis Ouaga, Madame Nadège Kabré, c’est plutôt un sentiment de satisfaction qui l’anime à la suite de cette semaine dédiée Aux droits de la femme. Toutes les activités se sont bien déroulées. « En ce qui concerne ce conference-débat qui vient de se dérouler, Je pense que ce soir, beaucoup de choses se sont déconstruites avec les jeunes, celles de voir l’égalité autrement. Aussi, savoir qu’égalité doit aussi rimer avec équité », a-t-elle signifié.

L’objectif était de lancer des activités et d’aller jusqu’au bout. Et c’est chose faite. C’est du moins ce qu’a fait savoir Christolin Rodlin, chargé de mission au Labis pour Solidarité Laïque sur le projet Compétence pour demain. « Sur chaque thématique prévue, nous avons pu mobiliser des gens autour. Nous avons vu des passants qui s’arrêtaient pour regarder les photos exposées. Et c’est ce que nous visions, que ça suscite la curiosité afin d’amener à réfléchir. Sur ce, nous sommes satisfaits et cela donne encore du tonus au Labis de redoubler d’effort dans son processus de promotion du genre », s’est-il réjoui.

Parfait Fabrice Sawadogo 

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