Mbombo Muindila T. Shibangu est une jeune peintre burkinabè. Elle participe à cette 6e édition des RIPO avec deux toiles géantes : « Le voyage 01 » et une autre œuvre sans titre. Son travail oscille entre figuration et abstraction et s’appuie notamment sur les pigments naturels, l’acrylique et les ocres.

Mbombo Muindila T. Shibangu développe une démarche artistique nourrie par les questions liées à la condition de la femme et de la jeune fille, à l’éducation, à l’amour, à la paix, à la tolérance et à l’identité culturelle africaine et de sa diaspora. Ses origines plurielles occupent également une place importante dans sa réflexion sur les racines et les liens entre les peuples.
Son travail oscille entre figuration et abstraction et s’appuie notamment sur les pigments naturels, l’acrylique et les ocres. Aux RIPO, elle présente « Le voyage 01 », une œuvre de 100 x 100 cm réalisée à l’acrylique et aux pigments sur toile, ainsi qu’une œuvre « Sans titre » de 74,5 x 97 cm, réalisée avec les mêmes matériaux.
Présente dans plusieurs expositions et résidences au Burkina Faso, en Afrique du Nord et en Europe, notamment en France et en Allemagne, l’artiste accorde une place importante au partage et à la transmission, particulièrement auprès des enfants et des personnes en situation difficile.

« Je suis vraiment très contente et je remercie vraiment tous les organisateurs, tous les artistes, les doyens et tous ceux que j’ai croisés », déclare-t-elle.
À travers ces trois artistes, leurs parcours et leurs univers différents, les RIPO 2026 donnent à voir une diversité de pratiques et de sensibilités. De la récupération textile à la peinture spontanée, en passant par les pigments et l’abstraction, leurs œuvres témoignent des multiples façons dont les artistes interrogent la mémoire, l’identité, l’environnement et les transformations de leur époque.
Les RIPO 2026 se poursuivent jusqu’au 28 septembre 2026 au Centre culturel Naanego, autour du thème « Création en devenir : l’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème numérique ».
Propos recueillis par Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



