Le quartier Panzani, dans la ville de Ouagadougou, a accueilli, dans la soirée du dimanche 22 mars 2026, une projection-débat consacrée aux droits des femmes. Portée par l’association Taafé Vision, cette activité visait à sensibiliser les populations à travers le cinéma et le dialogue communautaire.

Inscrite dans le cadre du projet « Campagne Team Europe des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles », cette initiative a été organisée avec l’appui de l’Union européenne. Elle s’inscrit dans une dynamique de création d’espaces d’échange entre populations, autorités et acteurs locaux, afin de favoriser une prise de conscience collective et des changements de comportements durables.

Pour la directrice exécutive de l’association, Azaratou Bancé, les films constituent un puissant levier de sensibilisation. « À travers ces projections, nous voulons faire comprendre aux populations que les violences basées sur le genre existent. Par ce canal, il nous sera possible de sensibiliser et, par la même occasion, de contribuer à éradiquer ce phénomène dans notre société », a-t-elle martelé.
Plus de trois courts métrages étaient à l’affiche. Parmi eux, « À tout prix » de Maïmouna Ouédraogo, qui aborde la question de l’excision. Le film « Manipulation » d’Assita Soma a également captivé le public de Panzani, en explorant les enjeux liés à l’autonomisation des femmes. Enfin, « Le poids du déshonneur » a retenu l’attention par son traitement des violences conjugales.

La soirée a enregistré la présence d’autorités administratives et coutumières, ainsi que de partenaires techniques et financiers. Selon le Neem Naaba, ces projections ont permis de mieux comprendre certaines réalités sociales. Il a invité chacun à devenir un relais de sensibilisation au sein de la communauté, tout en appelant à la promotion des valeurs fondamentales telles que la solidarité et la cohésion sociale.

L’événement a été rythmé par des allocutions, des débats participatifs et s’est achevé autour d’un cocktail. Pour le chargé d’affaires de l’Union européenne au Burkina Faso, Robert Adam, l’institution reste fortement engagée dans la lutte contre ces fléaux.
« Nous sommes très heureux d’avoir eu à nos côtés les autorités coutumières, administratives et le public. Nous aurions souhaité une plus forte mobilisation des hommes afin de renforcer la prise de conscience autour de cette problématique », a-t-il déclaré.
La soirée s’est conclue par un engagement du public à œuvrer, au quotidien, pour bannir les violences basées sur le genre.
Crépin OUEDRAOGO (Collaborateur)





