Soins par la Grâce Divine : Entretien exclusif avec HADJA BONKOUNGOU de Zagtouli, la guérisseuse hors pair

En neuf années d’existence, la structure « Soins par la Grâce Divine » (SGD), portée par la guérisseuse Hadja Bonkoungou de Zagtouli, a accompli un travail remarquable en venant en aide à des milliers de personnes, tant au Burkina Faso qu’à l’international. Tradipraticienne reconnue, Hadja Bonkoungou s’est distinguée par sa capacité à traiter une variété de problèmes, qu’ils soient d’ordre physique ou spirituel. Nous avons eu l’opportunité de réaliser une interview exclusive avec cette guérisseuse hors pair, ce mardi 21 janvier 2025, à l’occasion de l’ouverture prochaine de sa nouvelle structure à Tanghin Dassouri.

Nombreuses sont les personnes qui ont choisi de pratiquer la médecine traditionnelle pour le bien-être des populations. Au Burkina Faso, on en dénombre des centaines, parmi lesquelles Hadja Bonkoungou se distingue. Elle considère son métier de guérisseuse comme un véritable sacerdoce et un appel divin.

Ce mardi 21 janvier 2025, nous nous sommes rendus au quartier Zagtouli, à la périphérie ouest de Ouagadougou. À son domicile, nous avons rencontré une femme décontractée et chaleureuse, prête à répondre à nos questions.

Infos Culture du Faso (I.C.F.) : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Hadja Bonkoungou (H.B.) : Je suis Hadja Bonkoungou, connue sous le nom de Hadja Bonkoungou de Zagtouli. Je suis la responsable de la structure « Soins par la Grâce Divine », spécialisée dans la médecine traditionnelle. Avec la grâce de Dieu, j’aide les populations à se libérer de maladies physiques et spirituelles, avec le soutien de mon fils, El Hadj Aboubacar.

I.C.F. : Quels sont vos domaines de prédilection en matière de soins ?
H.B. : Rien n’est impossible à Dieu. Même les situations les plus extrêmes, Hadja les a dénouées. J’ai déjà redonné la mobilité à des personnes en situation de handicap, soigné des malades atteints de troubles mentaux, et permis à des aveugles ayant des nerfs optiques intacts de recouvrer la vue.

I.C.F. : Combien de personnes ont déjà bénéficié de vos soins depuis vos débuts ?
H.B. : Je peux vous assurer que nous parlons de près d’un million de bénéficiaires. Chaque année, des centaines de milliers de consultations sont réalisées, avec des milliers de guérisons. Des Burkinabè viennent ici, tout comme des personnes de l’étranger. Même par téléphone, j’arrive à opérer des miracles grâce à Dieu.

I.C.F. : Vous projetez d’ouvrir une nouvelle structure à Tanghin Dassouri. Quelles sont vos motivations pour ce choix ?
H.B. : En effet, je souhaite étendre mes activités. Cela ne signifie pas que j’arrête à Zagtouli, mais c’est une extension stratégique. Je suis originaire de Tanghin Dassouri et je veux également être utile à ma communauté. À Zagtouli, il s’agit principalement de consultations privées, tandis qu’à Tanghin Dassouri, les consultations seront proposées à des prix sociaux. À Zagtouli, les consultations se tiennent les lundis, mardis, samedis et dimanches. À Tanghin Dassouri, ce sera les mercredis et jeudis.

I.C.F. : Pouvez-vous nous parler des dates d’ouverture et des prières prévues pour le Burkina Faso ?
H.B. : L’ouverture de la structure est prévue pour le 28 janvier. Nous prierons également pour la nation ce jour-là. Les 29 et 30 janvier seront consacrés aux prières pour les guérisons. Toute personne croyant en Dieu et se déplaçant ce jour-là sera guérie. Il est essentiel de prier pour le retour de la paix dans notre pays. J’ai toujours prié, mais désormais, je souhaite le faire avec les fils et filles de la nation.

I.C.F. : Rencontrez-vous des difficultés dans votre travail ?
H.B. : Les attaques existent partout. Certaines personnes cherchent à provoquer, mais je reste dans ma bulle. C’est ainsi que va la vie, et je préfère rester sereine.

I.C.F. : Avez-vous un message pour le peuple burkinabè ?
H.B. : J’invite les populations à venir nombreuses. Ce jour-là, ce n’est ni le pouvoir de Hadja ni celui de mon fils qui se manifestera, mais celui de Dieu. Rien ne lui est impossible.

Interview réalisée par Crépin OUEDRAOGO (Collaborateur)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Plus d'articles

SONGRÉ : une plateforme numérique lancée pour faciliter l’accès aux stages, aux soins et au commerce

L’application mobile SONGRÉ a été officiellement lancée à Ouagadougou, avec l’ambition de réunir plusieurs services au sein d’un même espace numérique. Conçue par Elite Digitale, la plateforme entend répondre aux besoins liés à l’emploi, aux stages, à l’accès aux pharmacies et centres de santé, au commerce en ligne ainsi qu’aux services de livraison. Le lancement de SONGRÉ s’est tenu ce vendredi 14 août 2026 en présence de partenaires, d’entrepreneurs, d’étudiants, de professionnels du numérique et de plusieurs invités. À travers cette initiative, ses promoteurs souhaitent apporter des réponses concrètes à certaines difficultés rencontrées au quotidien par les populations. « SONGRÉ n’est pas née d’une idée abstraite, c’est un constat. Nous avons refusé d’être de simples observateurs et avons décidé d’agir », a expliqué le Camarade Abdoul YOUGBARÉ, initiateur de la plateforme et promoteur d’Elite Digitale, une entreprise spécialisée dans le SMS marketing et les solutions numériqus. Selon le promoteur, SONGRÉ, qui signifie « aide » dans une langue nationale, se veut davantage qu’une simple application mobile. « SONGRÉ n’est pas qu’une application mobile, c’est une plateforme pensée pour simplifier la vie, rapprocher les acteurs et sécuriser les interactions », a-t-il déclaré. L’une des principales fonctionnalités de la plateforme concerne l’emploi et les stages. À travers le service JobAlert, les étudiants, diplômés et demandeurs d’emploi peuvent rechercher des offres selon leurs profils et leurs domaines de compétences. Ils peuvent également consulter les détails des offres, déposer leurs candidatures en ligne et suivre leur évolution. Les entreprises disposent ainsi d’un moyen supplémentaire pour identifier des profils correspondant à leurs besoins. SONGRÉ propose également un service consacré à la santé. Grâce à la géolocalisation, l’utilisateur peut rechercher des pharmacies et des centres de santé enregistrés sur la plateforme. Une fonctionnalité permet notamment de rechercher les pharmacies de garde et de faciliter leur localisation en fonction de la proximité. Le commerce constitue un autre volet important de l’application. La marketplace permet aux commerçants de créer leur boutique en ligne et de présenter leurs produits aux utilisateurs. Les acheteurs peuvent rechercher des articles, filtrer les produits par catégorie, constituer leur panier et passer commande. Le système vise notamment à renforcer la confiance entre vendeurs et acheteurs. La plateforme intègre également un service de coursier. L’utilisateur peut renseigner le point de départ, la destination, les informations relatives au colis et les coordonnées du destinataire. SONGRÉ recherche ensuite un livreur disponible à proximité. Les frais de livraison sont calculés automatiquement et l’utilisateur peut suivre le trajet du livreur en temps réel. Lors de la présentation technique, le développeur Badini Rachid Rodrigue a expliqué que cette centralisation constitue l’une des particularités de SONGRÉ : « Au lieu d’éparpiller tous ces services dans plusieurs applications, c’est une seule application qui recoupe tous ces services-là. » La plateforme s’adresse à plusieurs catégories d’utilisateurs, notamment les clients, les commerçants, les livreurs et les influenceurs. Un programme destiné aux influenceurs prévoit notamment l’utilisation de codes promotionnels et un système de commissions pouvant atteindre 20 % sur certains abonnements. Partenaire stratégique de SONGRÉ, le Camarade Hugues Kevin Gouba, PCA de Boss Life Communications, a salué l’initiative et son orientation vers les besoins de la jeunesse. « Notre jeunesse ne doit pas être uniquement consommatrice de technologies, mais doit aussi être actrice de l’innovation et de la transformation de notre société », a-t-il déclaré. À travers SONGRÉ, l’équipe d’Elite Digitale entend contribuer à la réduction du chômage des jeunes, au développement du commerce local, à la sécurisation des échanges et à l’amélioration de l’accès aux services essentiels. « SONGRÉ est une réponse locale conçue par des Burkinabè et pour des Burkinabè », a rappelé le Camarade Abdoul YOUGBARÉ. ​L’application est désormais disponible sur les stores et propose aux étudiants, entreprises, commerçants, livreurs et autres utilisateurs un espace unique regroupant plusieurs services du quotidien.✍️ Parfait Fabrice SAWADOGOJournaliste culturel - Infos Culture...

MUSIQUE : Tibila signe son retour avec son deuxième album « Bayiri »

Le silence est rompu. L’artiste-musicien burkinabè, Tibila a officiellement...

Photos’OR BF 2026 : à Sabou, les photographes plongent au cœur de l’histoire des crocodiles sacrés

La quatrième édition de la Randonnée photographique du Burkina...