La série burkinabè » Une femme à Kosyam », œuvre du réalisateur le Camarade Serge Armel Sawadogo, a fait l’objet d’une projection spéciale, le 9 juin 2026, au Ciné Burkina à Ouagadougou. Réservée au public professionnel et institutionnel, cette séance s’inscrivait dans le cadre d’une présentation officielle du film aux autorités culturelles et aux principaux acteurs du secteur audiovisuel.

Cette rencontre, pensée initialement pour un échange avec les autorités ministérielles, a réuni le représentant officiel du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Caramade Pazouknam Jean-Baptiste OUÉDRAOGO, venu découvrir l’œuvre au nom de l’institution. L’événement a offert un cadre d’échanges autour des ambitions artistiques, économiques et culturelles portées par cette fiction politique.

Dans son intervention, le représentant du ministre a salué une œuvre qui s’inscrit dans une dynamique de structuration du cinéma burkinabè et de valorisation des productions nationales. « Le cinéma burkinabè doit se construire sur un marché national fort. Des initiatives comme Une Femme à Kosyam permettent de faire vivre nos salles et de renforcer notre économie culturelle », a-t-il déclaré devant les professionnels présents.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la consommation locale des œuvres audiovisuelles. « L’enjeu est de reconstruire notre industrie cinématographique et de permettre au public burkinabè de consommer ses propres productions », a-t-il ajouté, appelant à une dynamique collective autour du développement du secteur.

La série met en scène Suzanne Traoré, première femme présidente du Burkina Faso dans la fiction, confrontée à des luttes de pouvoir, des intrigues politiques et des enjeux économiques liés à la découverte supposée de pétrole. L’œuvre aborde ainsi des thématiques fortes telles que la gouvernance, la souveraineté et la gestion des ressources naturelles.

Le réalisateur Caramade Serge Armel Sawadogo a rappelé que ce projet est le fruit d’un long processus entamé depuis 2017, avec un tournage d’environ cinq mois et une première saison composée de 7 épisodes de 52 minutes chacun.

Du côté des acteurs, Caramade Prosper Kompore, qui incarne le père de la présidente, a salué la pertinence du scénario et la proximité des thématiques avec les réalités sociales. « On a l’impression de vivre des situations proches de notre réalité. Cette série met en lumière des problématiques majeures de notre société », a-t-il confié.

L’actrice principale, Caramade Georgette Paré, interprétant Suzanne Traoré, a pour sa part souligné la portée symbolique et éducative de son rôle. « C’est un personnage qui porte un message fort, notamment celui de la place de la femme dans les hautes fonctions de décision », a-t-elle déclaré.

Une programmation ouverte au grand public du 11 au 14 juin
À la suite de cette projection institutionnelle, la série sera accessible au grand public en salle du 11 au 14 juin 2026 au Ciné Burkina, avec trois séances quotidiennes prévues à 18h30, 20h30 et 22h30. Les tickets sont fixés entre 2000 et 2500 FCFA selon les catégories.
Cette phase de diffusion vise à rapprocher davantage l’œuvre du public et à renforcer la visibilité des productions nationales dans les salles de cinéma.

En parallèle, la série reste également accessible en ligne via le lien suivant : https://bit.ly/4rPCXbL, permettant une diffusion élargie au-delà des frontières nationales.
Avec cette double dynamique entre présentation institutionnelle et projection publique, « Une femme à Kosyam » confirme son ambition de s’imposer comme une œuvre forte du paysage audiovisuel burkinabè, entre fiction politique, réflexion sociale et valorisation du cinéma local.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



