mer 18 février 2026

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Cinéma burkinabè : la 2e promotion de l’association « Les Elles du cinéma » prête à contribuer pour le rayonnement du 7e Art

La deuxième promotion de l’association « Les Elles du cinéma » a été célébrée le 17 février 2026 au Musée National du Burkina marquant la fin d’une formation intensive de sept mois en jeu d’acteur et en réalisation cinématographique. Cette initiative, portée par la réalisatrice et productrice Apolline Traoré, figure emblématique du cinéma africain, a pour objectif de révéler le potentiel local et de renforcer la place des femmes dans les métiers de la réalisation, encore peu représentées au Burkina Faso.

Seize jeunes talents, désormais formés et confiants, incarnent la relève du cinéma burkinabè sous l’impulsion d’Apolline Traoré.

Sur les vingt candidats initialement inscrits, seize jeunes talents ont été retenus pour cette deuxième promotion : douze acteurs (dont neuf femmes et trois hommes) et quatre jeunes réalisatrices. La présidente de l’association, Apolline Traoré, a évoqué le chemin parcouru par les participants : « Il y a sept mois, ces jeunes n’avaient pas encore de repères clairs. Ils étaient motivés par leur passion pour le cinéma, mais hésitants. Aujourd’hui, ils repartent avec des compétences solides en réalisation et en interprétation. »

Des nuits difficiles aux promesses tenues, ces jeunes talents célèbrent bien plus qu’une formation : le début de leur engagement pour le cinéma burkinabè, guidés par Apolline Traoré

Elle a également souligné les efforts et la résilience des participants : « Il y a eu des nuits épuisantes, des silences pesants, des fatigues silencieuses, parfois même des larmes, mais jamais d’abandon. Chaque pas accompli était un choix, chaque journée une promesse tenue. Aujourd’hui, nous ne célébrons pas simplement l’aboutissement d’une formation, mais la traversée entière de ces jeunes. Ils n’achèvent pas un stage, ils s’engagent dans la marche continue de notre cinéma. »

Quatre courts-métrages engagés, portés par de jeunes talents, ont captivé le public en abordant avec justesse les réalités sociales et culturelles du Burkina Faso.

La cérémonie a été marquée par la projection de quatre courts-métrages réalisés et interprétés par les bénéficiaires : « Myriam », « Le jugement de l’amour », « James, mon amour » et « Être un homme ». Chacune de ces œuvres aborde des thématiques sociales et culturelles profondes : la tradition et la prise de conscience dans « Myriam », la trahison dans « Le jugement de l’amour », la jalousie dans « James, mon amour » et les défis de la vie masculine dans « Être un homme ». Ces courts-métrages, à la fois didactiques et divertissants, ont été chaleureusement accueillis par le public.

Reconnaissante, Yacine Garané salue une formation enrichissante rendue possible grâce à l’engagement d’Apolline Traoré et de son équipe.

Yacine Garané, impétrante, s’est réjouie d’avoir acquis cette formation dispensée grâce à Apolline Traoré et à ses collaborateurs.

Entre cinéma et théâtre, la jeunesse burkinabè a affirmé sa créativité et son engagement à travers une œuvre poignante signée Aristide Tarnagda.

Le théâtre, considéré comme le 6ᵉ art, a également été mis à l’honneur avec la représentation d’une pièce signée par le dramaturge Aristide Tarnagda, qui explore le terrorisme et les souffrances des populations touchées par la guerre. Cette combinaison du cinéma et du théâtre a permis de valoriser la diversité artistique et de démontrer la créativité ainsi que l’engagement de la jeunesse burkinabè.

La cérémonie a connu une forte mobilisation institutionnelle, marquée par la présence du ministre en charge de la culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et de plusieurs hautes personnalités.

La cérémonie a été honorée par la présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, entouré de plusieurs personnalités, dont les ministres des Serviteurs du peuple et de la Construction de la patrie, le directeur général de la Lonab et l’ambassadrice du Canada au Burkina Faso, Tina Guthrie.

Tina Guthrie souligne l’engagement du Canada à soutenir le cinéma burkinabè à travers le Fonds canadien d’initiatives locales.

Quant à Tina Guthrie, elle a exprimé la disponibilité du Canada à accompagner le cinéma burkinabè. Selon elle, les industries culturelles et créatives jouent un rôle important dans la coopération canadienne. « Le Canada est honoré d’avoir participé au financement de ce projet grâce au Fonds canadien d’initiatives locales », s’est-elle réjouie.

Le ministre en charge de la Culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo rappelle que la culture est un levier de développement et félicite les jeunes diplômés de la promotion 2026.

Dans son discours, le ministre a rappelé l’importance stratégique de la culture pour le Burkina Faso et encouragé les jeunes diplômés : « C’est avec beaucoup de satisfaction et un légitime sentiment de fierté que je prends la parole à l’occasion de la sortie de promotion des élèves en réalisation et en art dramatique, promotion 2026, de cette prestigieuse école de formation aux métiers du cinéma. Ce moment est tout un symbole ; le symbole d’un engagement. La culture n’est ni un luxe ni un divertissement. Elle est un levier de développement endogène ; elle est une puissance d’unité, de résistance et de rayonnement ! »

Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo encourage les jeunes à devenir des « piliers de mémoire et bâtisseurs d’images » pour le cinéma burkinabè.

Il a également invité les jeunes à devenir des « piliers de mémoire et bâtisseurs d’images », rappelant que l’État continuera à soutenir les talents locaux par le financement, l’accès aux circuits de diffusion et l’accompagnement à l’insertion professionnelle.

La troisième promotion sera lancée dès avril prochain à travers un appel à candidatures, poursuivant la mission de former de nouveaux talents et de renforcer la voix du Burkina Faso sur la scène culturelle africaine et internationale.

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso

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