La salle polyvalente de Kaya a accueilli, le samedi 24 octobre 2026, une étape de la tournée des ensembles artistiques nationaux du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). L’événement a mobilisé de nombreux habitants, aux côtés des autorités coutumières et administratives, autour de prestations musicales et chorégraphiques célébrant la richesse du patrimoine culturel burkinabè et son rôle dans la cohésion sociale.

Placée sous le thème « Musique et danse, facteurs de cohésion sociale et d’affirmation de la souveraineté culturelle », cette étape a été marquée par une forte mobilisation populaire et la participation de plusieurs acteurs culturels locaux. Les prestations ont permis au public de renouer avec des sonorités et des expressions artistiques qui témoignent de la diversité culturelle du Burkina Faso.

La rencontre s’est déroulée sous les bénédictions de Sa Majesté le Dima Sigri de Boussouma, représenté pour l’occasion, et sous le patronage du camarade Samuel Bamogo. Les autorités administratives étaient également représentées par le secrétaire général de la province du Samentenga, représentant la gouverneure de la région des Kuilsé.

Prenant la parole, le directeur général du CENASA, le camarade Ousséna Abraham Abassague, a rappelé la portée de cette initiative, qui va au-delà du simple divertissement. « Ce n’est pas de l’amusement. C’est vrai que ça nous amuse, mais c’est un devoir d’héritage », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la responsabilité collective de préserver et de transmettre les valeurs culturelles aux générations futures.

Le patron de l’événement, le camarade Samuel Bamogo, a pour sa part réaffirmé son engagement en faveur de la promotion culturelle. « Je voudrais, Monsieur le Directeur général, vous rassurer de ma disponibilité pour accompagner toutes les initiatives de promotion de la culture au Burkina Faso », a-t-il assuré.

Au nom de la gouverneure, le secrétaire général de la province du Samentenga a également insisté sur la place de la culture dans la vie des populations. « La culture ne doit pas rester enfermée dans les salles de spectacles. Elle doit vivre au cœur du peuple », a-t-il affirmé, rappelant l’importance de rapprocher les expressions artistiques des communautés.

Sur scène, l’Orchestre national du Burkina Faso a offert au public un voyage musical à travers des œuvres qui ont marqué l’histoire de la musique burkinabè. Des titres associés notamment à Georges Ouédraogo, Djata Ilebou, Jean Claude Bamogo, Jah Veritey et Kindiss ont ravivé les souvenirs des mélomanes. Les spectateurs, visiblement enthousiastes, ont repris plusieurs chansons en chœur, créant une atmosphère de communion entre les artistes et le public.

Le Ballet national a, de son côté, mis en valeur la diversité des danses traditionnelles à travers des tableaux chorégraphiques inspirés du patrimoine burkinabè. Les prestations, dont les danses « Denkè Denkè », « Wiré » et « Wedbindé », ont donné à voir la richesse des rythmes, des gestes et des traditions transmis au fil des générations. Cette démonstration a rappelé que les danses traditionnelles constituent un moyen essentiel de préserver les identités culturelles et de renforcer le sentiment d’appartenance.

À travers cette étape de Kaya, le CENASA poursuit son ambition de faire de la musique et de la danse des leviers de transmission culturelle, de résilience et de cohésion sociale. En allant à la rencontre des populations, les ensembles artistiques nationaux contribuent à rendre le patrimoine culturel plus accessible et à réaffirmer sa place dans la construction d’une société unie autour de ses valeurs.
Parfait Fabrice Sawadogo
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



