La ville de Manga, chef-lieu de la région du Nazinon, vibre au rythme de la deuxième édition du Festival des Terres du Nazinon (FTN). Lancée le lundi 19 octobre 2026, cette manifestation culturelle a été officiellement ouverte le mardi 20 octobre autour du thème « Unité, Culture, Paix, Jeunesse ». Après une première édition organisée en 2025 sur quatre jours, le festival franchit une nouvelle étape avec une semaine d’activités culturelles, artistiques, touristiques, économiques et sociales, jusqu’au 25 octobre.

La cérémonie officielle d’ouverture a mobilisé des autorités gouvernementales, administratives, coutumières, religieuses, militaires et paramilitaires, ainsi qu’une importante délégation venue du Ghana. Elle s’est déroulée en présence de représentants des communautés et des acteurs engagés dans la promotion du patrimoine culturel.

Après les bénédictions du représentant de Sa Majesté Naaba Kiiba II, chef de Manga, le président de la délégation spéciale de la commune a salué une initiative porteuse de cohésion sociale et de retombées positives pour les populations.

Dans son allocution, la promotrice, la Camarade Madame Koudougou née Atti Oulon Denise Tatiana, a rappelé la vision qui sous-tend la création du festival en 2025 : faire de la culture un levier d’unité, de paix et de développement. Elle a également mis l’accent sur la valorisation du patrimoine naturel, historique et culturel du Nazinon, tout en appelant les autorités, les collectivités territoriales et les partenaires à unir leurs efforts pour promouvoir les richesses de la région.

« Valoriser notre patrimoine, c’est préserver notre identité ; promouvoir nos sites touristiques, c’est créer des opportunités ; investir dans notre jeunesse, c’est préparer l’avenir », a-t-elle souligné.

Prononçant le discours officiel d’ouverture au nom du patron de l’événement, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a rappelé que la première édition avait mobilisé plus de 50 000 participants. Il a salué l’extension du festival à sept jours, signe d’une ambition renforcée en faveur du rayonnement culturel et du développement endogène.

Le ministre a également invité la jeunesse à s’impliquer pleinement dans la transmission et la réinvention du patrimoine. « La jeunesse ne doit pas être un simple public de nos événements culturels : elle doit en être l’actrice principale », a-t-il insisté, encourageant la valorisation des productions locales et des savoir-faire nationaux.

Organisée par Atti Event et Pro Communication, cette deuxième édition propose des prestations artistiques, des panels, des masterclass, une rue marchande, des visites touristiques, un don de sang ainsi que des activités de dépistage et de sensibilisation aux cancers féminins. À travers cette programmation, le FTN entend renforcer les liens entre les communautés et faire de la culture un moteur de développement.
Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



