En marge des activités du Festival Tiébélé Guigana 2026, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a effectué une visite de la Cour royale de Tiébélé, joyau du patrimoine culturel burkinabè inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2024.

Accompagné de ses proches collaborateurs, des autorités administratives, coutumières et locales, le ministre a été accueilli à la Cour royale de Tiébélé où il a pu découvrir les richesses architecturales, historiques et culturelles qui font la renommée de ce site exceptionnel situé dans la province du Nahouri.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de sa participation au Festival Tiébélé Guigana 2026, initié par le Camarade Abraham Ouessena Abassagué, Directeur général du CENASA et fils de Tiébélé. Avant de prendre part aux activités du festival, le ministre a tenu à effectuer une visite de courtoisie à la Cour royale afin de saluer les gardiens de la tradition et les dépositaires du patrimoine kassena.
« Nous sommes très attachés à notre culture et à nos traditions. Nous ne pouvions pas venir à Tiébélé sans passer saluer la Cour royale, les sages et tous ceux qui œuvrent à la préservation de la culture kassena », a déclaré le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO.

Au cours de cette immersion culturelle, la délégation ministérielle a bénéficié d’une visite guidée assurée par le Camarade AKOUABOU BADAWE RICHARD, guide touristique et gestionnaire local du site touristique de la Cour royale de Tiébélé.
Durant plusieurs heures, le guide a conduit les visiteurs à travers les différents espaces du palais royal, notamment la basse-cour, les habitations traditionnelles, les greniers à mil, les lieux sacrés, les espaces de cérémonies coutumières ainsi que les célèbres fresques murales réalisées par les femmes kassena.

« La première richesse que découvre un visiteur ici, ce sont les peintures murales traditionnelles kassena réalisées par les femmes de la Cour royale. Ce savoir-faire ancestral transmis de génération en génération a largement contribué à l’inscription de la Cour royale de Tiébélé au patrimoine mondial de l’UNESCO », a expliqué le Camarade AKOUABOU BADAWE RICHARD.

Au fil de la visite, les membres de la délégation ont découvert les différentes formes d’habitats kassena, les greniers traditionnels, les symboles décoratifs présents sur les murs ainsi que les techniques ancestrales de conservation des vivres et de protection des concessions. Le guide a également mis en lumière le rôle éducatif des peintures murales qui constituent de véritables supports de transmission des valeurs culturelles.
« Chaque symbole représenté sur les murs possède une signification particulière. Ces motifs transmettent des valeurs, des enseignements et des repères culturels aux jeunes générations. Ils constituent une véritable école de vie pour notre communauté », a-t-il souligné.

La délégation a également observé les femmes à l’œuvre dans les activités de restauration des fresques murales. Utilisant l’argile, la latérite, le kaolin, le graphite, la bouse de vache et d’autres matériaux naturels, elles perpétuent un savoir-faire ancestral qui fait aujourd’hui la renommée internationale de Tiébélé.

Le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a salué cet engagement communautaire en faveur de la sauvegarde du patrimoine.
« Nous avons vu des femmes, des jeunes filles et des personnes âgées qui continuent de préserver et de transmettre ce savoir-faire unique. C’est une richesse nationale que nous devons protéger, promouvoir et transmettre aux générations futures », a-t-il indiqué.

Profitant de cette visite, les représentants de la Cour royale ont attiré l’attention du ministre sur la nécessité d’améliorer l’état de la route menant à Tiébélé. Selon eux, malgré le classement du site au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’accessibilité demeure l’un des principaux défis pour le développement du tourisme dans la localité.
Le ministre a, pour sa part, réaffirmé la volonté du gouvernement de promouvoir davantage les sites culturels du Burkina Faso et d’encourager les Burkinabè à découvrir les richesses de leur patrimoine.

« Notre ambition est de faire de la Cour royale de Tiébélé un véritable pôle touristique et culturel pour le Nahouri et pour l’ensemble du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
À travers cette visite, le Festival Tiébélé Guigana 2026 aura également servi de cadre de promotion du patrimoine culturel kassena, renforçant ainsi les liens entre les autorités, les communautés locales et les acteurs engagés dans la préservation de l’identité culturelle burkinabè.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso



