Le cinéma burkinabè connaît un véritable engouement ces dernières semaines grâce à la comédie « Le PPS de Soum le Sapeur », réalisée par Ousmane Bamogo, alias Kérékékankoukan, réalisateur, co-scénariste et co-producteur. Après un premier succès au Ciné Burkina du 3 au 16 novembre 2025, le film revient pour des projections spéciales au CENASA, prévues du 23 au 25 décembre 2025, puis du 29 décembre 2025 au 1er janvier 2026, offrant aux spectateurs une expérience de visionnage optimale.

En un peu plus d’un mois de diffusion, le film a déjà attiré plus de 23 000 spectateurs et généré des recettes dépassant les 40 millions de francs CFA, un record pour une production locale récente. « Nous avons été profondément touchés par l’accueil du public. Plus de 19 000 spectateurs rien qu’au Ciné Burkina ! », a confié Ousmane Bamogo, alias Kérékékankoukan, réalisateur, co-scénariste et co-producteur, visiblement ému. Il a précisé que certaines projections avaient rencontré des contraintes logistiques, motivant la reprise des séances dans un cadre mieux adapté.

Le directeur artistique Éric Gaego, directeur d’acteur, a également salué l’enthousiasme du public et détaillé l’ampleur de la tournée initiale : près de trois semaines de projections réparties entre Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Yako. « Le soutien du public est notre plus belle récompense », a-t-il déclaré, soulignant que le film allie divertissement et message social.

« Le PPS de Soum le Sapeur » raconte les aventures de Soum, un personnage fantasque et attachant, convaincu par sa compagne, gérante d’une cave à liqueurs, qu’il pourrait devenir propriétaire de l’établissement s’il l’épousait. Pour atteindre ce rêve, Soum et sa bande décident de passer le fameux PPS, entraînant une succession de situations comiques et de quiproquos. Derrière l’humour, le film aborde des thématiques sérieuses telles que l’alcoolisme, la quête du gain facile et les dérives sociales, offrant ainsi une réflexion pertinente sur les défis actuels de la société burkinabè.

Pour ces nouvelles projections au CENASA, les séances se tiendront aux horaires de 18h30, 20h30 et 22h30, avec des tickets proposés entre 2 000 et 2 500 francs CFA, accessibles à un large public. Cette reprise vise à garantir une expérience confortable et à permettre à ceux qui n’ont pas pu suivre le film précédemment de le découvrir pleinement.

Ousmane Bamogo, alias Kérékékankoukan, réalisateur, co-scénariste et co-producteur, a également évoqué les défis financiers liés à la production. Les décors, parfois coûteux, peuvent atteindre 1 à 1,5 million de francs CFA pour une heure de tournage, ce qui oblige l’équipe à réduire sa dépendance aux sponsors tout en maintenant une qualité artistique élevée.

Le succès du film ne se limite pas à Ouagadougou. Des projections sont également prévues dans les villes de Koudougou, Fada N’Gourma et Banfora, permettant au public burkinabè de découvrir cette comédie qui allie humour, critique sociale et promotion du cinéma local.

Avec un accueil chaleureux et des recettes déjà impressionnantes, « Le PPS de Soum le Sapeur » s’affirme comme l’une des productions majeures du cinéma burkinabè en 2025, prouvant que le cinéma local peut séduire et mobiliser un large public tout en portant des messages sociaux forts.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





