L’espace Yelba a donné le coup d’envoi de sa Rentrée artistique 2026, le 26 septembre à Ouagadougou, avec une soirée musicale placée sous le signe du partage culturel. Au programme : prestations artistiques et live de Freeman Tapily à l’état civil Idrissa SAWADOGO, venu présenter officiellement son premier album, « Zém Zém », composé de dix titres écrits entre 2006 et 2024.

À l’ouverture de cette nouvelle saison, Sylviane Ouédraogo, première responsable de l’espace Yelba, a exprimé sa satisfaction d’accueillir cette rencontre. « Je suis heureuse d’ouvrir une nouvelle saison artistique au Yelba, un petit espace où la culture se partage. Comme j’aime le dire, la culture, c’est nous, c’est vous, c’est tout le monde », a-t-elle déclaré.

Plusieurs prestations artistiques ont ponctué la soirée, avec notamment Ibrahim Keita et son groupe, Zara et Timp Salou, avant l’entrée en scène de Freeman Tapily.

Face aux journalistes et au public, l’artiste est revenu sur la genèse de son projet discographique. « C’est le premier album de Freeman Tapily. Il est ramassé de mon petit vécu artistique d’hier. L’album, c’est dix titres composés de 2006 à 2024 », a-t-il expliqué.

Le disque rassemble « Incivisme », « Nan lara an sara », « Zém Zém », « Racine », « Madamé », « Sauvons la forêt de KUA », « L’appel à la démocratie », « SII YA GOOMDÉ (Les larmes de Aïcha) », « Président bye bye » et « Ma part de vérité ».

D’un titre à l’autre, Freeman aborde des questions liées au vivre-ensemble, à la préservation de l’environnement, à la démocratie, à la paix et aux réalités sociales. L’album apparaît ainsi comme un témoignage musical sur plusieurs années de parcours artistique et d’observation de la société.
Revenant sur l’une de ses anciennes créations, il a notamment expliqué : « Nan lara an sara remonte à 2006, à l’époque où j’étais étudiant. »

L’artiste a ensuite livré un live devant le public du Yelba, interprétant plusieurs de ses compositions. La présentation s’est poursuivie par la mise en vente du premier CD. El Hadj Ismaël Boulali s’est porté acquéreur du disque pour 200 000 FCFA, tandis que des clés USB contenant l’album étaient proposées à 5 000 FCFA.

Organisée avec le concours de Soleil V7 et de BK Productions, avec Ibrahim Keita à la production, cette soirée marque l’ouverture de la nouvelle saison culturelle de l’espace Yelba.
« Zém Zém » est disponible notamment sur Spotify, Deezer et Amazon Music. Une œuvre que Freeman Tapily place sous une pensée qui résume sa philosophie : « L’éternité ne sera à personne face au néant ».
Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



