Sous le signe de l’engagement patriotique, le Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) a accueilli, ce 26 février 2026 à Ouagadougou, le lancement officiel de l’association « Pour ma patrie, je m’engage ». Cette cérémonie, empreinte de solennité, a constitué une tribune pour un appel vibrant à la mobilisation citoyenne, en vue de promouvoir la paix, la cohésion sociale et le développement harmonieux national. L’Initiative entend ainsi fédérer les énergies et les bonnes volontés autour des défis majeurs auxquels le Burkina Faso fait face actuellement.

L’association « Pour ma patrie, je m’engage » est une organisation laïque, apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Elle entend intervenir dans les domaines du civisme, de la cohésion sociale et du développement. Sa création intervient dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants qui exigent, selon ses responsables, une implication accrue des citoyens aux côtés des autorités afin de restaurer la paix et de renforcer le vivre-ensemble.

Dans sa déclaration liminaire, Rasmane Ouédraogo, secrétaire chargé des relations extérieures et des partenaires, a situé la naissance de l’association dans la dynamique de mobilisation nationale face à l’insécurité. Il a rappelé que l’organisation, reconnue officiellement par l’État depuis le 31 décembre 2025, se veut un cadre de veille citoyenne et d’engagement patriotique destiné à accompagner les efforts de reconquête du territoire et de consolidation de la paix.
L’objectif général de l’association est de contribuer à la lutte contre l’insécurité et à la promotion d’un véritable développement du Burkina Faso. Pour atteindre cette ambition, plusieurs objectifs spécifiques ont été définis, notamment la sensibilisation des populations aux enjeux de la lutte contre le terrorisme, la participation active à l’effort national contre l’extrémisme violent, la promotion du patriotisme, le renforcement de la cohésion sociale ainsi que le soutien aux autorités dans leurs actions visant le retour et la consolidation de la paix.

Le président de l’association, Moustapha Souili, a indiqué que la structure dispose d’un bureau composé de 23 membres et ambitionne de fédérer les Burkinabè autour d’un engagement patriotique concret, fondé sur la solidarité, la responsabilité collective et la défense des valeurs nationales. Il a insisté sur la nécessité pour chaque citoyen de jouer un rôle actif dans la construction d’un Burkina Faso apaisé et résilient.

Lors de la session dédiée à la vie interne de l’association, un moment important a été consacré à la présentation officielle des 23 membres qui la composent. Tour à tour, chacun s’est présenté en mettant en avant son identité, son parcours, ses compétences et le rôle qu’il entend jouer au sein de l’organisation. Cette séquence a permis de mieux cerner la richesse humaine du collectif, marqué par la diversité des profils, des expériences et des domaines d’expertise. Au-delà d’un simple exercice protocolaire, cette présentation a renforcé la cohésion du groupe, favorisé l’interconnaissance entre les membres et posé les bases d’une collaboration plus efficace, fondée sur la complémentarité et l’engagement commun au service des objectifs de l’association.

La cérémonie a également été marquée par la présence de membres venus de Bobo-Dioulasso, Kaya, Koudougou, Boussé, Ouahigouya, Tenkodogo, Fada N’Gourma, entre autres. Cette mobilisation nationale illustre l’ancrage de l’association dans le tissu social du pays et sa volonté d’inclure les citoyens de chaque localité dans ses actions. Les participants ont pu échanger et partager leurs expériences, renforçant ainsi le sentiment d’appartenance à une initiative collective qui dépasse les frontières régionales et qui place l’engagement patriotique au cœur de ses priorités.

Bien avant sa reconnaissance officielle, l’association affirme avoir mené, depuis la mi-2023, plusieurs activités dans diverses localités du pays. Ces initiatives incluent des séances de prière interconfessionnelles pour la paix, des campagnes de sensibilisation au civisme et à la cohésion sociale, des appuis aux établissements scolaires à travers des jardins pédagogiques et des dons de tenues, ainsi que des actions de soutien aux femmes, notamment par la mise à disposition de moulins et d’équipements de maraîchage. L’organisation indique également avoir financé des activités sportives pour les jeunes et accompagné des villages avec du matériel communautaire, contribuant ainsi à renforcer le lien social au sein des communautés.

Le vice-président, Clément Ouango, a présenté la stratégie particulière de l’association en matière de cohésion sociale, axée sur le rapprochement entre autorités coutumières et leaders religieux musulmans, catholiques et protestants. Il a également souligné la volonté de l’organisation de collaborer étroitement avec les autres associations afin d’éviter les chevauchements d’actions et de renforcer la synergie dans les interventions communautaires.
Pour l’année 2026, l’association prévoit de se structurer sur l’ensemble du territoire national, de renforcer les actions de cohésion sociale, de promouvoir le patriotisme et le développement local, d’accompagner les couches vulnérables et d’accroître sa visibilité à travers des partenariats stratégiques. À travers ce lancement officiel, « Pour ma patrie, je m’engage » se positionne comme un nouvel acteur de la société civile déterminé à mobiliser les citoyens autour des valeurs d’unité nationale, convaincu que la paix et la stabilité du Burkina Faso reposent sur l’engagement de tous.
Parfait Fabrice Sawadogo
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso





