Le Grand Chœur Polyphonique de Ouagadougou (GCPO) a dévoilé, lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 21 novembre à l’hôtel Bravia, la troisième édition de Polyphonie pour la Paix. Pour cette édition 2025, le festival prend une nouvelle dimension, dépassant le cadre musical pour devenir un événement pluridimensionnel dédié à la création artistique, à la formation, à la thérapie et à l’action sociale.

Placée sous le thème « Mémoire, Culture et Résilience : Unis par nos valeurs », cette édition qui vise à rassembler les Burkinabè autour de la paix, du vivre-ensemble et du soutien aux familles touchées par la crise sécuritaire, se déroulera du 8 au 13 décembre 2025.
« La paix ne peut s’enraciner que dans une communauté dont le tissu social est solide », a rappelé Camille Benoît Ouédraogo, chef de projet, soulignant le rôle du festival dans la reconstruction sociale et la valorisation des identités culturelles.
C’est un programme riche et varié , pensé comme un parcours progressif de guérison, de partage et de célébration que les festivaliers profiteront durant ses six jours.

Le commandant Aimé Césaire Ouédraogo, président du GCPO, quant à lui, a présenté les grandes lignes de cette troisième édition, mettant en avant l’innovation et la pluralité des activités proposées.
Dans ces dires, il a détaillé que l’ouverture aura lieu le 8 décembre à l’hôpital militaire Alassane Coulibaly, avec un temps fort consacré à Polyphonie Thérapie. À l’en croire, cette initiative offre réconfort et apaisement aux personnes affectées par les violences et les déplacements, et constitue l’une des grandes nouveautés du festival.
Selon lui, le 9 décembre prochain, Polyphonie Kids donnera la parole aux enfants âgés de 7 à 17 ans au CENASA qui sera dans un cadre ludique et éducatif et seront sensibilisés à l’art, à la cohésion sociale, à la solidarité et à l’écocitoyenneté.
Par ailleurs, les 10 et 11 décembre seront dédiés à Polyphonie Académie, un espace de formation et d’échanges pour les acteurs culturels, a laissé entendre le commandant. Panels, master class et conférences permettront de renforcer leurs compétences tout en explorant le rôle de la culture dans la consolidation de la paix et du vivre-ensemble, a t-il ajouté.

Le festival mettra également en lumière l’initiative présidentielle Faso Mêbo, avec une comédie musicale originale spécialement conçue pour l’événement. Le 13 décembre, un grand spectacle final réunira artistes, chœurs, communautés et public dans une célébration collective.
Cette édition accueillera notamment des chœurs d’enfants et des artistes tels que Flora Paré, Privat, Malika la Slameuse, l’Orchestre de la Présidence, Nabaloum, Filo du Niger et Wango Roger, dans une mise en scène confiée à la réalisatrice Apolline Traoré.

Selon Camille Benoît Ouédraogo, le thème choisi met en avant la mémoire, la culture et la résilience comme piliers de l’unité nationale. « Il s’agit de valoriser les racines et les identités culturelles, tout en offrant un cadre d’expression artistique capable de rapprocher les communautés», a t-il laissé entendre.
Le commandant Aimé Césaire Ouédraogo a aussi souligné l’adhésion croissante du public, signe de l’importance de cette manifestation dans la vie culturelle et sociale du Burkina Faso.

Il n ya pas que ces activités énumérés. Polyphonie pour la Paix 2025 s’adresse autant aux Forces de Défense et de Sécurité, aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, qu’aux populations déplacées internes, aux veuves et orphelins de combattants, mais aussi à l’ensemble des citoyens. À travers la musique, le théâtre et les activités éducatives, le festival se présente comme un espace de résilience et de réconciliation, rappelant que l’art peut être une passerelle vers la paix et l’espoir collectif.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





