Le vendredi 19 juin 2026 à Ouagadougou, la Compagnie Danthemuz a procédé, au cours d’une cérémonie officielle, à la remise de trois pièces de théâtre radiophonique prêtes à être diffusées sur les ondes des radios partenaires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « La guerre, les femmes et la paix ». Porté par ladite structure, ce projet ambitionne de renforcer la paix, la résilience et la cohésion sociale entre les communautés de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de faire face aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels sont confrontés les trois pays membres.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les crises humanitaires que traversent le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la Compagnie Danthemuz mise sur la parole et l’émotion pour créer des ponts entre les peuples. Trois pièces de théâtre radiophonique ont ainsi été remises aux radios communautaires partenaires du projet dans les trois pays. Il s’agit de « Parlons-nous » de la Burkinabè Rihanata Ilboudo, « Enfin l’aube » de la Nigérienne Ibrahim Natyra et « Le rêve qui voulait naître » de la Malienne Habibatou Diarra.
Conçues en français puis traduites en mooré, en dioula et en fulfuldé, ces œuvres visent à toucher directement les communautés à la base. L’objectif de la Compagnie Danthemuz est clair : utiliser le théâtre radiophonique comme un levier de consolidation de la paix, de renforcement de la résilience des populations et de promotion de la cohésion sociale au sein des communautés de l’AES.

Selon Vincent Bazié, secrétaire général de la Compagnie Danthemuz, « En diffusant ces pièces théâtrales, nous espérons sensibiliser les populations, faire évoluer les comportements et les mentalités, et parvenir à quelque chose de concret : la paix. »
À l’en croire, le projet a été réalisé à 75 % par des femmes, une manière de leur donner la parole en tant que premières victimes, mais aussi actrices de résilience dans les zones de crise.

La réalisatrice Laure Guiré a salué la pertinence des trois œuvres dont le thème central demeure le retour de la paix. « Quand on les écoute, on sent que ce sont de jeunes autrices talentueuses qui portent un autre regard et écrivent autrement », a-t-elle soutenu.

Pour sa part, Sayba Naon, représentant du FBDES-Toogo, s’est réjoui des résultats obtenus tout en encourageant les différents acteurs du projet. « Nous sommes satisfaits des résultats que nous constatons. Vous avez tous nos encouragements pour la suite », a-t-il déclaré.
Le projet bénéficie du financement du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), à travers le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT). Le Bureau de la coopération suisse au Burkina Faso accompagne également l’initiative dans le cadre du Programme d’appui au développement des initiatives culturelles (PADIC).

À travers cette prochaine diffusion sur les ondes, la Compagnie Danthemuz espère faire du théâtre radiophonique une voix qui apaise, rassemble et rappelle qu’au-delà de la guerre, la paix demeure possible.
Barnabé NAMOUNTOUGOU (Collaborateur)



