« Ne devient pas graphiste qui veut, mais celui qui a l’amour et l’ambition », dixit Dybams Pro, graphiste désigner

Le métier de graphiste, c’est la communication visuelle, l’art de mettre en image une information, une idée, un concept, un message et de communiquer efficacement à sa cible. Talentueux, doté d’un esprit ouvert et créatif, Adama Diaby alias Dybams Pro exerce bien ce métier. Le 23 Mars dernier, il a bien voulu recevoir une équipe d’Infos Culture du Faso du côté de Bobo-Dioulasso. Entretien au cours duquel, ce prou du graphisme a expliqué en long et en large ce métier qui le passionne tant.

Infos Cullture du Faso (ICF): Veuillez-vous présenter à nos lecteurs s’il-vous-plaît
Dybams Pro: Je me nomme Adama Diaby et mon nom d’artiste graphiste designer est dybams Pro. Je dispose d’une licence en sciences sociales et humaines, plus précisément en socio-anthropologie de la santé.

ICF: Vous êtes graphiste, dites-nous ce que c’est que le graphisme?
Dybams Pro: Je vous remercie. Il faut dire que le métier du graphisme consiste à la réalisation des affiches publicitaires, flyers, magazines, sites web, logos, emballages etc… ; tout cela, selon les préférences des clients. Il faut noter également que le travail du designer graphiste consiste à faire une transmission visuelle sur la forme et en couleur des messages que les clients entendent faire passer à leurs consommateurs.

ICF: Qu’est-ce qui vous a motivé à faire ce métier?
Dybams Pro: Il faut déjà dire que c’était d’abord un rêve d’enfance. Lorsque que j’ai obtenu mon BEPC, j’ai voulu opter pour l’enseignement technique avec comme option informatique. Mais pour une première tentative, je voyais de sitôt mes ambitions avortées. Qu’à cela ne tienne, je ne baissais pas les bras. J’ai eu mon premier ordinateur portable en 2014 de marque Toshiba. Dès lors, nous étions devenus des amis inséparables. Et je commence un long processus d’auto-formation.

ICF: Quels outils utilisez-vous pour mener à bien votre travail ?
Dybams Pro: Mes outils de travail sont essentiellement composés d’appareils photos, publisher, photoshop, Illustrator.

ICF: Quel type de graphisme utilisez-vous ?
Dybams Pro: Il faut dire qu’il existe de nombreux types de graphisme. Cependant, j’utilise les types telles que l’identité visuelle d’une entreprise ; le marketing et la publicité ; le packaging ; les animations.

ICF: Ce métier nourrit-il son homme ?
Dybams Pro: Bien entendu, le métier de graphiste nourrit son homme. Il nous permet de subvenir à nos besoins essentiels.

ICF: Quelles sont les qualités nécessaires pour un bon graphiste ?
Dybams Pro: Le graphiste, c’est une personne qui a un esprit d’inventivité, qui sait s’adapter aux exigences et aux défis du moment.

ICF: Quelles peuvent être les difficultés liées à ce métier ?
Dybams Pro: Les difficultés liées à ce métier sont essentiellement dûs au manque de moyens financiers, mais aussi logistiques pour mener à bien nos activités.

ICF: Quels sont vos conseils à l’endroit de ceux qui veulent se lancer dans ce métier ?
Dybams Pro: Je leur dirais de se lancer. Car comme vous les savez, c’est un métier d’avenir. Vous savez, ne devient pas graphiste qui veut, mais qui a l’amour et l’ambition de bien faire son travail. Ce métier n’est pas du tout facile, il faut être très courageux pour embrasser ce domaine. La jeunesse burkinabè et africaine en générale, attendent d’avoir une meilleure formation théorico-pratique pour relever les défis du moment et du futur. Pour l’heure, je profite de cette occasion pour lancer un appel aux différentes autorités politiques de continuer à soutenir les jeunes dans leurs efforts de création de startup.

ICF: Quel est votre mot de fin?
Dybams Pro: Comme mot de fin, je tiens à remercier Infos Culture du Faso pour sa vitrine qui est celle de la promotion de nos cultures endogènes. C’est à travers vous, que nos voix peuvent se faire entendre.

Interview réalisée par Catherine S. ZONGO (stagiaire)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Plus d'articles

SONGRÉ : une plateforme numérique lancée pour faciliter l’accès aux stages, aux soins et au commerce

L’application mobile SONGRÉ a été officiellement lancée à Ouagadougou, avec l’ambition de réunir plusieurs services au sein d’un même espace numérique. Conçue par Elite Digitale, la plateforme entend répondre aux besoins liés à l’emploi, aux stages, à l’accès aux pharmacies et centres de santé, au commerce en ligne ainsi qu’aux services de livraison. Le lancement de SONGRÉ s’est tenu ce vendredi 14 août 2026 en présence de partenaires, d’entrepreneurs, d’étudiants, de professionnels du numérique et de plusieurs invités. À travers cette initiative, ses promoteurs souhaitent apporter des réponses concrètes à certaines difficultés rencontrées au quotidien par les populations. « SONGRÉ n’est pas née d’une idée abstraite, c’est un constat. Nous avons refusé d’être de simples observateurs et avons décidé d’agir », a expliqué le Camarade Abdoul YOUGBARÉ, initiateur de la plateforme et promoteur d’Elite Digitale, une entreprise spécialisée dans le SMS marketing et les solutions numériqus. Selon le promoteur, SONGRÉ, qui signifie « aide » dans une langue nationale, se veut davantage qu’une simple application mobile. « SONGRÉ n’est pas qu’une application mobile, c’est une plateforme pensée pour simplifier la vie, rapprocher les acteurs et sécuriser les interactions », a-t-il déclaré. L’une des principales fonctionnalités de la plateforme concerne l’emploi et les stages. À travers le service JobAlert, les étudiants, diplômés et demandeurs d’emploi peuvent rechercher des offres selon leurs profils et leurs domaines de compétences. Ils peuvent également consulter les détails des offres, déposer leurs candidatures en ligne et suivre leur évolution. Les entreprises disposent ainsi d’un moyen supplémentaire pour identifier des profils correspondant à leurs besoins. SONGRÉ propose également un service consacré à la santé. Grâce à la géolocalisation, l’utilisateur peut rechercher des pharmacies et des centres de santé enregistrés sur la plateforme. Une fonctionnalité permet notamment de rechercher les pharmacies de garde et de faciliter leur localisation en fonction de la proximité. Le commerce constitue un autre volet important de l’application. La marketplace permet aux commerçants de créer leur boutique en ligne et de présenter leurs produits aux utilisateurs. Les acheteurs peuvent rechercher des articles, filtrer les produits par catégorie, constituer leur panier et passer commande. Le système vise notamment à renforcer la confiance entre vendeurs et acheteurs. La plateforme intègre également un service de coursier. L’utilisateur peut renseigner le point de départ, la destination, les informations relatives au colis et les coordonnées du destinataire. SONGRÉ recherche ensuite un livreur disponible à proximité. Les frais de livraison sont calculés automatiquement et l’utilisateur peut suivre le trajet du livreur en temps réel. Lors de la présentation technique, le développeur Badini Rachid Rodrigue a expliqué que cette centralisation constitue l’une des particularités de SONGRÉ : « Au lieu d’éparpiller tous ces services dans plusieurs applications, c’est une seule application qui recoupe tous ces services-là. » La plateforme s’adresse à plusieurs catégories d’utilisateurs, notamment les clients, les commerçants, les livreurs et les influenceurs. Un programme destiné aux influenceurs prévoit notamment l’utilisation de codes promotionnels et un système de commissions pouvant atteindre 20 % sur certains abonnements. Partenaire stratégique de SONGRÉ, le Camarade Hugues Kevin Gouba, PCA de Boss Life Communications, a salué l’initiative et son orientation vers les besoins de la jeunesse. « Notre jeunesse ne doit pas être uniquement consommatrice de technologies, mais doit aussi être actrice de l’innovation et de la transformation de notre société », a-t-il déclaré. À travers SONGRÉ, l’équipe d’Elite Digitale entend contribuer à la réduction du chômage des jeunes, au développement du commerce local, à la sécurisation des échanges et à l’amélioration de l’accès aux services essentiels. « SONGRÉ est une réponse locale conçue par des Burkinabè et pour des Burkinabè », a rappelé le Camarade Abdoul YOUGBARÉ. ​L’application est désormais disponible sur les stores et propose aux étudiants, entreprises, commerçants, livreurs et autres utilisateurs un espace unique regroupant plusieurs services du quotidien.✍️ Parfait Fabrice SAWADOGOJournaliste culturel - Infos Culture...