Le jeudi 25 juin 2026, à Ouagadougou, au Cosmos, Ablo Nagnam a présenté son premier maxi intitulé La guerre est finie. À travers quatre titres, l’artiste burkinabè, fort de 25 années de scène, livre un véritable manifeste musical en faveur de la paix, de la résilience et de la dignité humaine.

De son vrai nom Abdoulaye Traoré, Ablo Nagnam est né le 16 septembre 1974 à Ouagadougou, au Burkina Faso. La passion de la musique l’habite depuis son plus jeune âge, alors qu’il était encore à l’école primaire. Si les difficultés l’ont contraint à mettre de côté ses ambitions artistiques durant son adolescence, il n’a jamais renoncé à son rêve. Convaincu que « la musique serait sa vie », il décide, en 1999, de partir à la conquête de sa passion.
Autodidacte, Ablo Nagnam s’est formé seul au chant et s’est construit au fil des scènes. En 25 ans de carrière, il a accumulé une solide expérience, notamment en partageant la scène avec des artistes de renom tels que les regrettés Victor Démé et Georges Ouédraogo, ainsi que Dicko Fils et Jah Verity.
Son premier maxi, La guerre est finie, est ainsi la concrétisation d’un savoir-faire patiemment façonné par des années d’expérience. Ici, aucune imitation : Ablo Nagnam trace son propre chemin et affirme pleinement son originalité.

Composé de quatre titres, La guerre est finie constitue un véritable manifeste pour son auteur. C’est une déclaration d’amour au monde. « Ce maxi, je l’ai cousu avec ma guitare et mes silences », a déclaré l’artiste, avant d’ajouter : « La guerre est finie, c’est d’abord la guerre que je déclare à mes propres démons. Si ma musique peut désarmer un seul cœur, alors ma mission est accomplie. » Ce projet se veut donc un véritable traité de paix.
Chaque titre révèle l’âme d’un poète-soldat de la paix. Portée par une voix claire, chaleureuse et expressive, la musique d’Ablo console autant qu’elle interpelle.
Le premier morceau, La guerre est finie, qui donne son nom au maxi, est un coup de poing enveloppé de mélodie. Entre reggae conscient et rythmes africains, l’artiste proclame la fin des guerres inutiles. À travers une voix apaisante, le message est limpide : « Dépose les armes, la paix commence par toi. »

Le deuxième titre, Hommage aux mères, exprime toute la gratitude de l’artiste envers les mères du monde entier. Sur une mélodie à la fois puissante et émouvante, il célèbre celles qui « portent le monde à bout de bras ».
Le troisième morceau, LAVIDA LA VIE, est un hymne à la résilience. Sur un rythme entraînant, Ablo Nagnam invite ses compatriotes à garder la tête haute malgré les épreuves. Son message est simple mais puissant : même lorsque la guerre gronde au-dehors, il faut continuer à célébrer la vie au-dedans.

Enfin, dans Enfant de la rue, l’artiste se fait le porte-voix des enfants sans abri. À travers une mélodie douce mais poignante, il lance un appel à la responsabilité collective et rappelle que l’enfant de la rue n’est pas un problème : il est le miroir de notre société.
Après 25 années de scène, de sacrifices et de fidélité à sa vision, La guerre est finie marque pour Ablo Nagnam l’aboutissement d’un long parcours, mais aussi le début d’une nouvelle mission artistique et humaine.
Barnabé NAMOUNTOUGOU (Collaborateur)



