Les 31 janvier et 1er février, la ville de Bergamo, en Italie, a accueilli la première édition du Symposium culturel des Burkinabè de la diaspora, une rencontre stratégique consacrée à la structuration et au renforcement de la promotion extérieure de la culture burkinabè. Cette initiative a réuni des promoteurs de spectacles, des artistes et des acteurs culturels venus de plusieurs pays d’Europe, notamment la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et la France, ainsi que d’Angleterre, du Canada et du Burkina Faso.

Plus de quarante promoteurs culturels ont pris part aux travaux en présentiel, tandis qu’une vingtaine d’autres participants ont suivi les échanges depuis différents pays à travers le monde. La rencontre a également enregistré la participation de plus d’une vingtaine d’acteurs issus des secteurs public et privé, réunis autour du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a pris part aux travaux depuis Ouagadougou. Placé sous son haut patronage, le symposium visait à créer un cadre d’échanges et de collaboration destiné à renforcer le rayonnement international de la culture burkinabè et à mieux structurer les initiatives culturelles portées par la diaspora.

La cérémonie d’ouverture, empreinte de solennité, a été marquée par l’exécution de l’hymne national du Burkina Faso. Elle a été ponctuée par les interventions du président du comité d’organisation, du porte-parole des acteurs culturels de la diaspora, de la marraine de la cérémonie, ainsi que de la Consule générale du Burkina Faso à Milan. Dans son message d’ouverture, le ministre de tutelle a salué la pertinence de cette initiative, soulignant son importance dans le renforcement de la diplomatie culturelle du Burkina Faso. Il a également exprimé son soutien aux organisateurs et aux participants.

Les travaux ont débuté par une table ronde consacrée à l’état des lieux de la promotion extérieure de la culture burkinabè. Les échanges ont mis en lumière le rôle stratégique de la diaspora dans la diffusion et la valorisation du patrimoine culturel national. Les participants ont insisté sur la nécessité de structurer un réseau dynamique et efficace de promoteurs culturels à l’étranger, en étroite collaboration avec les acteurs culturels nationaux.

Deux panels thématiques ont ensuite enrichi les discussions. Le premier a porté sur le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre acteurs culturels de la diaspora. Les débats ont abordé plusieurs enjeux majeurs, notamment la professionnalisation du secteur, les mécanismes de financement, l’élaboration de modèles économiques viables et les stratégies de mobilisation des publics, qu’ils soient issus de la diaspora, des communautés africaines ou des populations locales dans les pays d’accueil.

Le second panel s’est intéressé aux partenariats stratégiques et aux mécanismes de collaboration avec les acteurs culturels résidant au Burkina Faso, l’État, le secteur privé, ainsi que les médias et influenceurs. L’objectif était de favoriser une approche concertée et complémentaire pour la promotion des produits culturels burkinabè sur les scènes internationales.

Parmi les personnalités présentes figuraient le Directeur général du CENASA, Abraham Abassagué, le Commandant Papus, alias Ismaïla Zongo, Mahamadi Ouédraogo, dit Madess, Boukary Ouédraogo, dit Almany Becker, la marraine La Aibamania, ainsi que plusieurs professionnels de la chaîne culturelle et artistique. Des artistes tels que Bebeto Bongo et Karim Sanou, alias Djakassa, ont également enrichi les échanges en partageant leurs expériences.

Au terme des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations et ont pris l’engagement de renforcer la professionnalisation de leurs actions. Ils ont surtout acté la mise en place d’un réseau des promoteurs culturels burkinabè de la diaspora, destiné à faciliter la circulation des produits culturels, à mutualiser les initiatives et à renforcer durablement le rayonnement international de la culture nationale. La cérémonie de clôture a été marquée par la restitution du rapport général du symposium, la validation des recommandations et la définition de perspectives assorties d’engagements concrets. Elle s’est achevée par la remise d’attestations de participation aux différents acteurs ayant pris part aux travaux.

Les participants ont exprimé leur gratitude à Daouda Compaoré, alias Industriel italien, promoteur du symposium et président de l’Association des Jeunes Burkinabè de Bergamo, ainsi qu’à toute son équipe, pour l’accueil chaleureux et l’organisation réussie de cette première édition.
Source : Boukary Ouédraogo, dit Almany Becker
Crédit photos : Jeanne Heurtault et Adolphe Zerbo
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





