Fête de la musique 2026 : l’UNAM honorent les acteurs engagés dans la promotion de la musique burkinabè

La Fête de la musique en différé, organisée le 5 juillet 2026 par l’Union nationale des acteurs de la musique (UNAM) à l’Espace Nouvelle Option de Ouagadougou, a rassemblé des autorités administratives et coutumières, des artistes musiciens et musiciennes, des groupes de musique traditionnelle, des journalistes culturels, des promoteurs d’espaces culturels ainsi que des partenaires autour d’une ambition commune : renforcer la promotion de la musique burkinabè et saluer l’engagement de celles et ceux qui contribuent à son rayonnement.

La cérémonie s’est ouverte dans une ambiance empreinte de patriotisme avec l’exécution de l’hymne national du Burkina Faso, suivie d’une minute d’ovation en hommage à la nation. Dans son mot de bienvenue, le président de l’Union nationale des acteurs de la musique (UNAM), le camarade Théodore Bamogo, plus connu sous le nom de Bamos Théo, a expliqué que cette édition en différé s’inscrit dans la dynamique impulsée par le ministère en charge de la Culture en faveur d’une meilleure diffusion des œuvres musicales burkinabè.

« Nous sommes ici pour encourager et accompagner la politique de notre ministère de la Culture. Après le plaidoyer du ministre en faveur de la diffusion de la musique burkinabè dans les maquis et les espaces de loisirs, nous avons décidé de mener une campagne de sensibilisation. Les espaces qui jouent notre musique méritent d’être félicités et encouragés », a déclaré le président de l’UNAM.

Il a rappelé que cette célébration a été organisée en différé sur recommandation du ministère en charge de la Culture afin de permettre à la filière musique de disposer de son propre cadre de célébration, distinct de la commémoration officielle du 21 juin.

Il a précisé que cette initiative vise à récompenser les médias, bars, maquis et espaces culturels qui accordent une place importante à la musique nationale, tout en préparant les acteurs à une réglementation en cours de réflexion.

« En attendant que l’État prenne des mesures, nous sommes dans une phase de sensibilisation afin d’amener chacun à promouvoir notre patrimoine musical », a-t-il souligné.

Prenant la parole à son tour, le promoteur de l’Espace Nouvelle Option et président de l’association Rabakto, le camarade Larba Sahib Baguian, s’est réjoui d’accueillir cette édition de la Fête de la musique.

« Nous sommes très fiers d’accueillir un tel événement. Depuis toujours, notre espace fait la promotion de la musique, particulièrement de la musique live. Nous continuerons à soutenir cette culture afin qu’elle rayonne au-delà de nos frontières », a-t-il affirmé.

Dans un entretien accordé en marge de la cérémonie, il a lancé un appel à l’endroit des autres promoteurs d’espaces culturels afin qu’ils accordent une place de choix aux productions nationales.

« Nous avons pour vocation de jouer à 100 % la musique burkinabè. J’invite les autres espaces à emboîter le pas, car c’est à nous de promouvoir notre musique. Personne ne le fera à notre place », a-t-il insisté.

Moment fort de la soirée, l’UNAM a procédé à la remise d’attestations de reconnaissance à plusieurs personnes physiques, entreprises, médias et responsables d’espaces culturels qui se distinguent par leur contribution à la promotion de la musique burkinabè. Ces distinctions traduisent la volonté de l’organisation d’encourager les initiatives qui participent à la valorisation du patrimoine musical national.

Interrogé sur les perspectives après cette phase de sensibilisation, Bamos Théo a invité les artistes à poursuivre leur quête de qualité et d’excellence.

« Les musiques burkinabè sont des musiques de qualité. Nous demandons aux artistes de viser encore plus l’excellence afin que notre musique occupe la place qu’elle mérite », a-t-il déclaré, avant de saluer le soutien constant des médias dans la promotion de la culture nationale.

Au-delà des discours officiels et de la remise des distinctions, cette célébration a été rythmée par des prestations d’artistes musiciens et musiciennes ainsi que de groupes de musique traditionnelle, offrant au public une soirée riche en couleurs et en sonorités du terroir. Les autorités administratives et coutumières présentes ont salué cette initiative qui contribue à la sauvegarde, à la promotion et au rayonnement de l’identité culturelle burkinabè.

À travers cette édition 2026 de la Fête de la musique en différé, l’UNAM réaffirme son ambition de fédérer l’ensemble des acteurs du secteur culturel autour d’une même vision : faire de la musique burkinabè un véritable levier de développement culturel, renforcer sa présence dans les espaces de diffusion et accroître son rayonnement sur les scènes nationale et internationale.

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso

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