La tradipraticienne Adja Bonkoungou, de Zagtouli, a été sacrée « Super Pog-gandaogo » (femme leader) de l’année 2026 lors de la 3e édition du Festival Pog-gandaogo, organisée par l’Association burkinabè pour l’émergence de l’économie de la culture (ABEEC). L’événement s’est tenu à Ouagadougou, le 27 juin 2026.

Cette distinction récompense son leadership féminin et son engagement, qui ont contribué au rayonnement du Burkina Faso à l’international. Elle a également reçu un second prix saluant ses nombreuses actions sociales et sanitaires en faveur des populations.
Bien plus qu’une simple distinction, ce titre honorifique vient saluer l’engagement constant d’Adja Bonkoungou en faveur de la cohésion sociale. La tradipraticienne est notamment reconnue pour ses nombreuses actions caritatives, notamment ses dons de vivres, ses réalisations d’infrastructures communautaires et son soutien aux personnes vulnérables.
Déjà habituée aux distinctions, elle enrichit ainsi un palmarès déjà prestigieux. Elle est notamment lauréate du Mousso d’Or 2025 et du Prix africain de développement (PADEV) 2025, reçu au Rwanda.

Adja Bonkoungou est également Chevalier de l’Ordre du Mérite avec agrafe Santé, Ambassadrice de la Paix.
Dans les domaines humanitaire, médiatique, artistique et culturel, elle s’illustre par de nombreux gestes de solidarité. Parmi ceux-ci figurent le don de véhicules à une chaîne de la place et à l’artiste musicien burkinabè Floby, des distributions de sacs de riz à la Gendarmerie nationale et à la Police nationale, un soutien aux Koglweogo, ainsi que des dons de vivres aux veuves, aux orphelins et aux blessés de guerre. Autant d’initiatives qui témoignent de son engagement en faveur des couches les plus vulnérables.
Recevant son trophée, la tradipraticienne a exprimé sa gratitude envers les organisateurs.

« Je ne possède pas des milliards, mais j’aide les personnes dans le besoin avec les moyens dont je dispose. Quand Dieu t’a choisi, il faut l’ aider », a-t-elle déclaré.
Très émue par cette reconnaissance, elle a ajouté : « Je suis très heureuse de recevoir ce prix. Je bénis les organisateurs et souhaite que les prochaines éditions mobilisent encore plus de monde. Que Dieu exauce les vœux de chacun ; ensemble, nous sommes plus forts. »

Au total, 18 distinctions ont été décernées dans 17 catégories, sous forme d’attestations de reconnaissance, de trophées et d’un scooter offert à une femme de la Brigade verte.
Les secteurs récompensés couvrent notamment les mines et carrières, la musique, le cinéma, la santé, la restauration, la coiffure et l’esthétique, ainsi que l’éducation.

Selon le commissaire du festival et président de l’ABEEC, Dramane Kawolobou, « au départ, 150 profils ont été présélectionnés. À l’issue d’un processus d’évaluation approfondi, 18 lauréats ont été retenus. L’objectif du festival est de mettre en lumière les femmes battantes qui contribuent au développement du Burkina Faso ».
La cérémonie a également été marquée par des prestations d’artistes, qui ont contribué à rehausser l’éclat de cette troisième édition.
Modou Traoré (Collaborateur)



