La soirée culturelle de la 8e édition du Festival international Pulaaku s’est déroulée le samedi 31 octobre 2026 au CENASA, à Ouagadougou. À travers des prestations artistiques, des rencontres entre communautés et des initiatives de valorisation du patrimoine, cette soirée a mis en lumière la richesse de la diversité culturelle et l’importance du vivre-ensemble au Burkina Faso.

Sur la scène, la communauté peule a partagé l’espace avec d’autres communautés venues faire découvrir leurs expressions culturelles. Chants, danses et interventions ont rythmé cette rencontre placée sous le signe du rapprochement entre les peuples. Pour les organisateurs, cette diversité constitue l’une des forces du festival.

Le coordonnateur, Bouraima Barry, a rappelé la vocation fédératrice de cette manifestation. Selon lui, la culture offre un cadre privilégié pour apprendre à connaître les autres et renforcer les liens entre les communautés. « La culture reste un pont unique. Lorsque nous passons par elle, nous pouvons découvrir la culture de l’autre, l’apprécier et apprendre à l’aimer », a-t-il expliqué. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale et de cheminer ensemble dans une même direction.

Marraine de cette édition, Bintou Marie-Ruth Diallo a, pour sa part, salué cette initiative qui permet de mieux faire connaître le patrimoine peul au-delà des préjugés et des perceptions parfois réductrices. Elle a notamment apprécié la participation d’autres communautés, dont les Bwaba, à travers les manifestations de la parenté à plaisanterie. « C’est une belle occasion pour les autres communautés de découvrir la communauté peule au-delà des idées reçues et de ce que l’on entend sans toujours connaître », a-t-elle souligné, exprimant sa satisfaction devant cette démonstration de fraternité.

La soirée a également donné une place importante à la transmission des valeurs et des savoir-faire. Parmi les activités organisées figuraient un concours de la plus belle coiffure peule et un concours d’art oratoire. Cinq candidates ont pris part à la compétition de coiffure, mettant en valeur les parures, les bijoux et les coiffes traditionnelles peules. La lauréate a reçu un trophée, une récompense de 30 000 FCFA ainsi que des documents en fulfuldé. La deuxième candidate est repartie avec 25 000 FCFA et des documents dans la même langue.

Cette 8e édition a également été marquée par un hommage à l’ancien émir de Djibo, Aboubakari Dicko, décédé le 19 novembre 2025.
Placée sous le thème « Culture, jeunesse et éducation : leviers de développement et de cohésion sociale », cette édition du Festival international Pulaaku rappelle ainsi que la valorisation des identités culturelles peut contribuer au dialogue, à la fraternité et à la consolidation de la cohésion sociale.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



