Après trois jours d’intenses activités culturelles, la 3e édition du FESTIM-YAADGA a connu son apothéose le dimanche 26 avril 2026 à Ouahigouya, dans une ambiance festive et pleine d’émotion. Organisé sur le terrain du secteur n°2, le Festival des Mélodies du Yaadga a une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous culturel majeur du Nord du Burkina Faso.

Placée sous le thème « Culture et Paix : transformer nos sacrifices en hymne de paix », cette édition a réuni artistes, autorités administratives, coutumières, partenaires et populations autour d’un même idéal : faire de la culture un outil de cohésion sociale, de résilience et de développement.

Durant trois jours, Ouahigouya a vibré au rythme des chants, des danses, des sonorités traditionnelles et modernes, ainsi que de nombreuses animations populaires. Le public, venu nombreux, a répondu présent à chacune des articulations du programme, témoignant de l’attachement des populations à ce festival désormais enraciné dans le paysage culturel régional.

La cérémonie de clôture a été marquée par plusieurs interventions, des remises d’attestations de reconnaissance aux partenaires, une photo de famille et des prestations artistiques de haut niveau.

Représentant le Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouahigouya, le deuxième vice-président, Kiendrebeogo Rasmane, a salué la portée de l’événement. « Ce festival n’est pas seulement un rendez-vous artistique, il est aussi un espace de rencontre, de dialogue et de fraternité. Il nous rappelle que la culture est le ciment qui unit les peuples et un moteur de développement pour nos communautés », a-t-il déclaré.

Il a également tenu à féliciter le promoteur, les artistes ainsi que les partenaires ayant contribué à la réussite de cette troisième édition, tout en formulant le vœu de voir le festival poursuivre son ascension. « Rendez-vous est pris pour la prochaine édition qui, je n’en doute pas, sera encore plus belle et plus forte », a-t-il souhaité.

Prenant ensuite la parole, le commissaire général du festival, Relwendé Yassia Kagoné, alias Yass la Référence, s’est réjoui du succès enregistré cette année. « Ce festival n’a pas été seulement une succession de spectacles. Il a été une véritable célébration de notre patrimoine, une rencontre entre générations, une communion entre artistes et un moment d’unité pour tous les fils et filles du Yaadga », a-t-il déclaré sous les applaudissements du public.

Le promoteur a aussi rendu hommage aux autorités administratives et coutumières, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux acteurs culturels. « Sans votre appui précieux, ce festival n’aurait pas connu un tel succès. Votre engagement à nos côtés est la preuve que la culture est un levier essentiel de développement et de paix », a-t-il souligné.

Dans un message porteur d’espoir, il a ajouté : « En refermant cette édition, nous ne mettons pas un point final, mais plutôt une virgule qui ouvre la voie à des éditions encore plus riches, encore plus inclusives et encore plus rayonnantes. »
Le comité d’organisation a ensuite procédé à la remise d’attestations de reconnaissance aux partenaires ayant soutenu l’événement, saluant leur confiance envers la jeunesse culturelle locale et leur contribution à la réussite de la manifestation.

La soirée s’est poursuivie avec une série de prestations artistiques très appréciées du public. La cantatrice Azeta Ouédraogo, venue de Gourcy, a séduit l’assistance par sa voix envoûtante. La scène a également accueilli plusieurs artistes tels que Wedra, Miss Derra, Miss Ouek, Grand Docteur, Kass le Cerveau, Choco-Fils, Wendy Black, Bol Filas et d’autres talents venus offrir un spectacle à la hauteur des attentes.
Au-delà des spectacles, cette édition a permis de créer des passerelles entre générations, de donner une tribune aux jeunes talents et de rappeler que la culture demeure un langage universel capable de rapprocher les communautés.

Avec cette édition réussie, le FESTIM-YAADGA confirme son ambition de devenir un grand carrefour culturel national. La cité de Naaba Kaongo envoie ainsi un message fort : malgré les défis, le Burkina Faso reste debout, créatif et profondément attaché à ses valeurs.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso



