La finale nationale de la 25e édition du concours international de langue chinoise « Pont vers le chinois » s’est tenue le 16 juin 2026 à l’Université Aube Nouvelle de Ouagadougou. Organisée par l’Ambassade de Chine au Burkina Faso en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université Nazi Boni et l’Université Aube Nouvelle, cette compétition a réuni six étudiants finalistes venus de plusieurs universités du pays autour du thème : « Un monde, une famille ».

La cérémonie a débuté dans une ambiance solennelle par l’exécution des hymnes nationaux du Burkina Faso et de la République populaire de Chine, symbolisant l’amitié et la coopération entre les deux nations.

Elle a été suivie de prestations artistiques et d’une démonstration de kung-fu chinois, mettant en valeur la richesse et la diversité de la culture chinoise. Ces moments culturels ont contribué à renforcer l’esprit d’échange et de découverte qui caractérise le concours « Pont vers le chinois ».

La représentante de l’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Madame Li Qi, Ministre-conseillère de l’Ambassade de Chine, a salué l’engagement des jeunes Burkinabè dans l’apprentissage de la langue chinoise. « La langue est un pont entre les cœurs et un lien essentiel favorisant le dialogue et l’inspiration mutuelle entre les civilisations », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que le chinois est aujourd’hui enseigné dans plus de 180 pays et régions du monde et a réaffirmé l’engagement de la Chine à poursuivre son soutien à travers des bourses d’études et des programmes de formation.

Le chargé de mission du ministère de l’Enseignement supérieur, M. Aly Savadogo, a quant à lui invité les candidats à persévérer dans leur apprentissage. « Choisir le chinois, c’est ouvrir une porte sur une civilisation millénaire d’une richesse culturelle et historique incomparable », a-t-il souligné, avant d’encourager les jeunes à devenir de véritables ambassadeurs du dialogue interculturel.

Au nom du Président Directeur Fondateur de l’Université Aube Nouvelle, le recteur Dr Oumarou Sié a souhaité la bienvenue aux participants et partenaires de l’événement. Il a rappelé que le thème de cette année, « Un monde, une famille », traduit une vision de solidarité et de rapprochement entre les peuples. « La langue chinoise est ici un pont qui nous rapproche et nous unit indéniablement », a-t-il affirmé.

Dans son intervention, le directeur national de l’Institut Confucius de l’Université Nazi Boni, M. Mamadou Traoré, a mis en lumière les progrès réalisés dans l’enseignement du chinois au Burkina Faso.
Revenant sur les débuts de l’Institut Confucius, il a rappelé que les cours ont effectivement démarré en 2021 avec 72 apprenants. Aujourd’hui, l’institution compte 73 classes, plus de 1 370 apprenants et plus de 4 200 heures de cours dispensées.

Il a également souligné l’expansion des classes Confucius dans plusieurs établissements du pays, notamment à l’Université Aube Nouvelle, à l’École Polytechnique de Ouagadougou (EPO), à l’INAM et au sein de l’association Alpha Solidarité.
Fier du parcours accompli, il a déclaré : « La langue est un facteur de rapprochement. La langue est une fenêtre ouverte sur les autres », avant de se réjouir de la forte présence d’étudiants issus de ces structures parmi les finalistes.

Après les allocutions, les six finalistes ont pris part aux différentes épreuves du concours, articulées autour de trois volets.

La première épreuve a consisté en un discours en langue chinoise sur le thème « Un monde, une famille », au cours duquel les candidats ont exprimé leur vision d’un monde fondé sur le dialogue, la paix et le rapprochement entre les peuples.
La deuxième épreuve a été consacrée à une démonstration artistique intégrant des éléments de la culture chinoise. Les candidats ont tour à tour présenté des prestations mêlant chants, récitations et expressions scéniques, illustrant leur maîtrise de la langue et leur ouverture culturelle.

La troisième épreuve portait sur les connaissances culturelles chinoises. Les finalistes ont répondu à une série de questions sur l’histoire, la civilisation et les traditions chinoises, suivie d’un quiz de culture générale visant à tester leur rapidité et leur compréhension globale.
En marge de la compétition, deux moments de partage d’expériences ont marqué le public.

Le champion de la 24e édition du concours « Pont vers le chinois », Ouédraogo Pingdwendé, a partagé son séjour en Chine obtenu grâce à sa précédente victoire. Il a évoqué les découvertes culturelles, les échanges académiques et les opportunités offertes par cette expérience.
Le représentant de l’Association des Alumni Burkinabè de Chine (AABC), Dabré Guillaume, a également partagé son parcours académique et professionnel en Chine, mettant en avant les perspectives de formation, d’ouverture internationale et d’insertion professionnelle.

Au terme des délibérations du jury, Cécile Kafando, étudiante en troisième année d’études anglophones à l’Université Aube Nouvelle, a été sacrée lauréate de cette 25e édition avec 150 000 FCFA, un trophée et plusieurs lots.
Elle représentera le Burkina Faso à la finale mondiale en Chine aux côtés d’Ibrahim Kaboré, deuxième lauréat, et d’Inoussa Traoré, troisième, tous deux également sélectionnés pour défendre les couleurs nationales lors de la compétition internationale.

Très émue, la lauréate a confié : « Je suis très contente parce que tous les candidats étaient de taille aussi, mais j’ai eu la chance de remporter le premier prix, donc ma joie, je ne peux pas l’exprimer ».
La cérémonie s’est achevée par la remise des prix, les félicitations des autorités et une photo de famille, marquant une édition placée sous le signe du dialogue interculturel, de l’excellence académique et du renforcement de l’amitié sino-burkinabè.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste culturel – Infos Culture du Faso



