Atelier Karango : la première promotion burkinabè restitue son parcours de formation

Après les Togolais, c’est au tour des Burkinabè d’être formés par les Ateliers Karango. Le Théâtre Soleil, situé à Cissin, a accueilli ce 25 avril 2025 la cérémonie de restitution de la première promotion burkinabè formée aux métiers du théâtre et du cinéma.

La représentation du conte théâtralisé.

Loin d’être une simple initiation, cette formation a permis aux participants d’acquérir de véritables outils pour lancer leur carrière artistique et cinématographique. Au total, 18 apprenants sont sortis enrichis de ce cursus, dont ils saluent le caractère indispensable. Encadrés par des formateurs expérimentés tels qu’Idevert Méda, et sous le regard bienveillant de Maïmouna N’Diaye, forte de ses 40 années de carrière, ces étudiants se disent désormais prêts à entamer leur parcours dans le théâtre et le cinéma.

Le groupe est composé d’artistes émergents, d’étudiants n’ayant pas encore exercé dans les métiers du cinéma, de jeunes passionnés ainsi que d’universitaires venus de diverses localités du Burkina Faso. Cette diversité de profils a marqué la richesse de cette première promotion.

Pour démontrer leur savoir-faire aux invités et aux spectateurs présents, les apprenants ont interprété un conte théâtralisé. Malgré sa longueur, la représentation a séduit le public par la justesse du jeu d’acteur et la richesse de la narration. L’intrigue met en scène trois hommes s’aventurant dans une forêt mythique à la recherche du savoir et du pouvoir. Cette forêt est habitée par un grand sorcier nommé Kaïdara.

Avant de le rencontrer, les trois voyageurs doivent franchir douze symboles mystiques, considérés comme les secrets du sorcier. La suite de l’histoire fut tragique : un seul des trois hommes parvient à sortir vivant de cette aventure, car contrairement aux deux autres, il a su privilégier la dignité et la vertu au détriment du pouvoir.

Moumouni Ouedraogo, représentant de Maïmouna N’Diaye, responsable des Ateliers Karango

Selon les responsables de l’Atelier Karango, l’objectif est également d’adapter les contes et histoires africains au théâtre. « Karango signifie “école” en mooré et vise aussi à promouvoir les langues nationales. Le projet existe depuis longtemps et nous avons déjà dispensé des formations à Lomé, au Togo. Celle-ci a débuté le 2 avril, à la suite d’un casting », a expliqué Ouedraogo Moumouni, représentant de la responsable de l’atelier.

Remise d’attestations par la direction des Ateliers Karango.

La formation couvre diverses disciplines, notamment les connaissances juridiques, le jeu d’acteur, l’analyse filmique et d’autres aspects liés aux métiers du cinéma. La cérémonie a également été marquée par la projection des films réalisés par les apprenants, suivie de la remise des attestations par la direction.

Maimouna N’diaye, responsable du projet, Atelier Karango

En signe de reconnaissance, les étudiants ont offert des cadeaux au personnel de l’atelier, ainsi qu’un tableau peint à l’effigie de la responsable, Maïmouna N’Diaye, accompagné de messages d’hommage signés par les 18 apprenants.

Zalissa Diabi, participante à la formation.

« C’était une bonne formation que nous avons reçue durant ces trois semaines. Au début, cela n’a pas été facile pour une personne qui n’avait aucune expérience dans le théâtre et le cinéma. Je pense qu’à partir d’aujourd’hui, je suis prête pour un tournage », a confié l’étudiante Zalissa Diabi.

Modou Traoré (Collaborateur)

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