mer 21 janvier 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

spot_img

SAK VIIM lance sa 2ᵉ édition à Kamsonghin : un festival pour raviver la mémoire des quartiers

Le comité d’organisation du Festival international des Arts Vivants SAK VIIM a animé une conférence de presse ce 20 novembre 2025 à Kamsonghin, en présence de journalistes et d’acteurs des médias. Cette rencontre a permis de dévoiler les grandes lignes de la 2ᵉ édition du festival, prévue du 28 au 30 novembre 2025, dans ce quartier emblématique de Ouagadougou.

La conférence de presse s’est tenue dans la cour royale de Son Excellence Kamsonghin Naaba Kilba, en sa présence et celle de ses notables. Journalistes, acteurs du média et membres du comité d’organisation ont également répondu présents, conférant à l’événement un cadre solennel, profondément ancré dans la tradition locale.

Un festival pour valoriser la mémoire urbaine

Présentant l’esprit du festival, le coordonnateur général, Fiacre Ragnimwendyele Kientega (A-Wassa), a rappelé que SAK VIIM est un événement itinérant entièrement dédié à la valorisation de la mémoire des quartiers. Après une première édition réussie, le choix de Kamsonghin s’est imposé en raison de sa richesse historique et de ses repères identitaires.
« Kamsonghin est un ancien quartier porteur d’histoire et de mémoire. Il est essentiel que ses récits soient connus et transmis », a-t-il déclaré face à la presse.

Dans cette dynamique, l’équipe du festival a initié un important travail de documentation qui aboutira à la publication d’un recueil intitulé Mémoire de Kamsonghin. Rencontres avec les anciens, collecte de récits et témoignages, enquêtes sur les origines du quartier : une démarche de fond destinée à préserver et retransmettre ces connaissances au grand public. L’ouvrage est prévu pour 2026.

Des activités éducatives et artistiques

Au-delà des spectacles, SAK VIIM développe des actions éducatives en partenariat avec l’école primaire Kamsonghin Sud, l’un des établissements les plus anciens du quartier. Deux modules seront mis en œuvre :

Bùud Gomdé, animé par des linguistes pour encourager l’usage et la valorisation de la langue maternelle ;

Yennenga, un cadre de sensibilisation dédié aux jeunes filles autour de l’éducation, de l’autonomie et de leur rôle dans la société.

Côté programmation, le festival ouvrira le 28 novembre à 15h avec une création artistique mêlant musique, danse et performance. Une rue marchande des artisans, des ateliers de formation, une scène ouverte et la compétition Solem Koècé consacrée aux devinettes rythmeront les trois jours.

L’un des moments phares reste le Wagess Kudumdé, un défilé mettant en lumière les communautés guerrières, artisanales et lignagères comme les forgerons, les Tansoba ou les Yarsé. L’objectif est de transmettre aux jeunes la signification des noms familiaux et les rôles sociaux associés.

Une édition placée sous de hautes autorités

La 2ᵉ édition de SAK VIIM bénéficie de la bénédiction de Son Excellence Kamsonghin Naaba Kilba, du patronage du Ministre de la Culture, et du parrainage du Ministre de l’Enseignement de Base. Plus d’un millier de participants sont attendus.

Pour le comité d’organisation, le festival se veut avant tout un espace de cohésion, de transmission et de fierté communautaire. Comme l’a résumé le coordonnateur : « Quand la mémoire s’éteint, le quartier s’endort. Quand la parole renaît, la vie recommence. »

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Plus d'articles

Danse contemporaine : le CDC–La Termitière initie un ballet junior

Le Centre de Développement Chorégraphique – La Termitière (CDC-La...

14e édition du FIDO : La danse accessible à tous dans le nouveau Grin des Arts Vivants

La 14e édition du Festival International de Danse de...

WAABO 2ᵉ édition : un festival au service de la culture, de la jeunesse et de la résilience

Du 30 janvier au 1er février 2026, Ouagadougou s’apprête...