La ville de Ouahigouya accueille du 24 au 26 avril 2026 la troisième édition du FESTIM-YAADGA (Festival des Mélodies du Yaadga). La cérémonie d’ouverture, tenue sur le terrain du secteur 02, a rassemblé autorités administratives, coutumières, artistes et populations autour d’un idéal commun : faire de la culture un instrument de cohésion sociale et de résilience. Le coup d’envoi officiel de cette 3ème édition du Festim Yaadga ( ex Festim Nord) a été donné par Monsieur le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de la commune de Ouahigouya.

Placée sous le patronage de Dedano Lucien Amos Lankoandé, Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouahigouya, cette édition confirme la montée en puissance d’un rendez-vous culturel désormais bien ancré dans le calendrier événementiel du Nord du Burkina Faso.
Le festival se tient cette année sous le thème : « Culture et Paix : transformer nos sacrifices en hymne de paix ». Un message fort dans un contexte national où les aspirations à la stabilité, à l’unité et au vivre-ensemble occupent une place centrale. À travers ce choix, les organisateurs entendent rappeler que la culture demeure un levier essentiel pour rassembler les communautés, guérir les blessures sociales et entretenir l’espérance.

Dès l’entame de la cérémonie, les festivaliers ont répondu massivement présents sur le terrain du secteur 02 de Ouahigouya. La soirée a été marquée par une ambiance festive, ponctuée d’allocutions officielles, de bénédictions coutumières et de prestations artistiques.

Dans son mot de bienvenue, l’équipe organisatrice, conduite par Yassia Relwendé Kagoné, alias Yass la Référence, promoteur du festival, a salué la mobilisation des autorités et des populations. Il a rappelé que le FESTIM-YAADGA est né de la volonté d’offrir une plateforme de visibilité aux artistes de la région. Selon lui, « Festim Yaadga est une mission pour moi », avant d’ajouter que « chacun doit apporter sa pierre » pour construire le Yaadga et renforcer la paix sociale.

Le promoteur a également insisté sur la portée du thème retenu cette année. « Notre pays est en quête de paix », a-t-il déclaré, invitant les acteurs culturels à « déposer leurs égos de côté » afin de travailler ensemble au rayonnement de la région et du Burkina Faso.

Le patron de la cérémonie, Dedano Lucien Amos Lankoandé, a pour sa part félicité les initiateurs de cette manifestation. Saluant la dynamique locale, il a affirmé que « Weogui Venem », signifiant « la lumière de Ouahigouya », vise à montrer que la ville demeure debout, attractive et pleine de vie malgré les défis. Il a également encouragé les promoteurs culturels à poursuivre leurs efforts.

Avant de déclarer officiellement l’ouverture du festival, il a formulé le vœu que « la prochaine édition ait une véritable envergure nationale, voire internationale ». C’est sous les applaudissements du public qu’il a ensuite procédé au lancement officiel de cette troisième édition.

La cérémonie a aussi donné lieu à plusieurs prestations artistiques saluées par le public. La troupe Badema Junior a mis en valeur les sonorités traditionnelles du terroir, tandis que l’artiste Marie Gayéri, venue de l’Est du pays, a enchanté les spectateurs par la richesse de sa voix et la qualité de son interprétation.
Prévu sur trois jours, du 24 au 26 avril 2026, le festival proposera diverses activités : concerts live, animations populaires, formations, espaces gastronomiques et soirée de gala dédiée à la paix.

Avec cette nouvelle édition, le FESTIM-YAADGA confirme son ambition de devenir un grand carrefour culturel national. À Ouahigouya, pendant trois jours, les mélodies du Yaadga résonneront comme un message d’espoir : celui d’un Burkina Faso debout, uni et fier de son identité culturelle.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso



