La 14e édition du Festival International de Danse de Ouagadougou (FIDO) a été officiellement lancée ce samedi lors d’une conférence de presse tenue dans ses nouveaux locaux du Grin des Arts Vivants, quartier Ouidi, à Ouagadougou, le 17 janvier 2026. Placée sous le thème « Partage », cette édition promet une semaine de danse, de musique et de découvertes artistiques, avec un accès libre et gratuit.

Le FIDO, créé en 2013 par la chorégraphe Irène Tassembédo, s’affirme comme un festival de référence sur le continent africain, mêlant danse traditionnelle, contemporaine et urbaine. Sa mission va au-delà des simples représentations scéniques : elle consiste à créer des liens entre artistes, renforcer les compétences locales, et démocratiser la danse auprès d’un public diversifié.
Lors de la conférence de presse, Irène Tassembédo a rappelé que chaque édition du festival cherche à se dépasser et à proposer de nouvelles expériences artistiques : « L’objectif, c’est d’essayer chaque année de faire mieux, à ouvrir d’autres horizons et à questionner ce qui n’a pas marché l’année dernière pour faire mieux. »

Le thème de l’édition 2026, « Partage », reflète la vision du festival. « Pour moi, la danse, c’est l’art avec lequel on peut partager le plus, parce qu’il n’y a pas de parole. Cela touche tout le monde », a précisé la promotrice. Elle a ajouté que la danse est un geste qui parle, qui soigne, qui répare et qui construit, permettant de connecter les communautés au-delà des différences.

La marraine de cette édition, Mouna Ndiaye, s’est dite honorée de participer à cette 14e édition : « Je suis très fière d’être la marraine de cette édition, parce que j’étais là à la première édition du FIDO. Quatorze ans après, être encore là, c’est extraordinaire. » Elle a salué l’évolution du festival et le nouveau site du Grin des Arts Vivants, qui concentre désormais spectacles, afters, bureaux, restaurant, café-concerts et rooftop, offrant une expérience complète aux festivaliers.

Cette année, 27 compagnies issues de 12 pays d’Afrique et d’Europe sont attendues, proposant des styles allant de la danse traditionnelle aux écritures chorégraphiques contemporaines et urbaines. Le programme inclut des plateaux découvertes pour jeunes talents, des master-classes ouvertes aux danseurs professionnels et amateurs, ainsi que des interventions dansées hors les murs, dans des lieux tels que les marchés, les écoles et la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou.

Le village du FIDO 2026, installé au Grin des Arts Vivants, sera transformé en village artistique grâce à des installations plastiques éphémères et à l’intégration de la vie locale boutiques, maquis et restaurants renforçant la dimension communautaire et inclusive du festival. Les soirées se poursuivront avec des concerts de musique live, assurant une ambiance festive et chaleureuse. La journée « Danse et Palabre », au sein de la communauté, permettra échanges, improvisation chorégraphique et sensibilisation à la protection de l’environnement.

Avec sa combinaison de spectacles, formations, interventions communautaires et concerts, cette édition confirme le FIDO comme un festival inclusif, accessible et porteur de cohésion sociale, offrant au public burkinabé et international une semaine exceptionnelle de danse et de partage.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





