Les projecteurs se sont éteints ce dimanche 14 décembre 2025 sur la 4ᵉ édition de la Semaine du Film Burkinabè (SeFiB), organisée au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). Lancée le 7 décembre, cette édition, portée par le ministère en charge de la Culture et le CENASA, s’est achevée par une cérémonie de clôture marquée par des prestations artistiques et la remise d’attestations de reconnaissance aux partenaires et parrains de l’événement.

Durant une semaine, le cinéma burkinabè a été à l’honneur. Cinéphiles et professionnels du 7ᵉ art ont répondu massivement présents, faisant de cette nouvelle édition du SeFiB un véritable succès populaire.
En sept jours de projections et d’activités, des milliers d’amoureux du cinéma ont pris d’assaut la grande salle de spectacle du CENASA pour découvrir ou redécouvrir des œuvres majeures du patrimoine cinématographique national. Parmi les films projetés figuraient notamment « Yikian », « Soundjata, le réveil du lion », « Une si longue nuit », « Thomas Sankara », ainsi que « Katanga, la danse des scorpions », pour le plus grand bonheur du public.
Fidèle à son leitmotiv, le SeFiB a célébré le talent et la créativité des professionnels du cinéma burkinabè, tout en servant de véritable vitrine au cinéma national. À travers les différentes projections, l’événement a mis en lumière le savoir-faire des cinéastes et réalisateurs burkinabè, confirmant la vitalité de la production locale.

Pour le directeur général du CENASA, Abraham Abassagué, cette semaine du film doit être perçue comme une immersion patriotique. Il a, à cette occasion, lancé un appel aux partenaires afin qu’ils s’investissent davantage dans l’accompagnement de l’événement, dans l’optique de toucher un public encore plus large, notamment les jeunes.
« Nous souhaitons que, pour les prochaines éditions, les personnes déplacées internes soient davantage incluses, afin de leur permettre de vivre la magie du cinéma et d’en tirer des enseignements. L’une des taches noires de cet événement reste le manque d’engouement pour certains films. Il faut que chacun comprenne qu’on ne vient pas au cinéma uniquement pour soi, mais aussi pour permettre aux acteurs, techniciens et réalisateurs de vivre de leur art », a-t-il souligné.

La soirée de clôture a été rythmée par des prestations artistiques, suivies de la remise d’attestations de reconnaissance aux différents partenaires et parrains ayant contribué à la réussite de cette 4ᵉ édition.
Sur le plan du bilan, 12 films burkinabè ont été projetés, à raison de deux séances en moyenne par jour. Au total, plus de 8 000 cinéphiles adultes, ainsi que 6 000 élèves des lycées et collèges de Ouagadougou, ont pris part aux différentes projections au CENASA.

Selon le représentant du ministre en charge de la Culture, Michel Saba, cette édition est une grande satisfaction au regard des résultats enregistrés. Il a salué l’engouement et la forte mobilisation des jeunes, faisant de ce cadre un véritable espace d’apprentissage et de formation de l’esprit. Il a également souligné que les films projetés constituent des miroirs de l’histoire, de la dignité et de la souveraineté du Burkina Faso.
C’est le film « Katanga, la danse des scorpions » du réalisateur Dani Kouyaté, Étalon d’or du Yennenga à la précédente édition du FESPACO, qui est venu mettre un terme à cette 4ᵉ édition de la Semaine du Film Burkinabè.
Crépin OUÉDRAOGO (Collaborateur)





