Depuis le 9 janvier dernier se tiennent, à Ouagadougou, les Journées carrefours du Nahouri, et qui s’est poursuivi jusqu’au 11 janvier 2026. Dans la soirée du 10 janvier, ce sont les artistes du terroir qui ont émerveillé un public majoritairement composé de ressortissants de la province du Nahouri.

L’événement, qui se tient pour la 15ᵉ édition, est organisé par l’Association Carrefour du Nahouri.Le quartier Balkuy de Ouagadougou s’est ainsi transformé en véritable capitale de la culture kassena-nankana. Devant un public à la fois identitaire et familial, des artistes talentueux, mais encore peu connus du grand public, ont tenu la scène pendant près de cinq heures de temps, offrant des prestations riches en sons, en danses et en traditions.

Selon le président du comité d’organisation, Benjamin Ouena Bassevou, l’événement Kassena à Ouagadougou vise à promouvoir la culture kassena-nankana dans la capitale, tout en faisant découvrir le savoir-faire et les valeurs de ce peuple aux autres communautés du Burkina Faso.
Conscient de l’insuffisance de l’espace actuel du site, le président a promis que la prochaine édition se tiendra dans un cadre plus vaste et mieux aéré, afin de rassembler davantage de participants autour des valeurs kassena-nankana. D’autres artistes, notamment Awetou, parrain artistique de l’édition, ainsi que Ka Cora, étaient annoncés dans la journée du 11 janvier, suivis de la nuit du “Djongo”.
Saluant la solidarité constante de la famille kassena-nankana envers cet événement depuis la première édition, M. Ouena a souligné que les Journées carrefours du Nahouri n’ont jamais été interrompues, grâce au soutien indéfectible de la communauté. « C’est un événement familial », a-t-il insisté.

La soirée du 10 janvier a été animée par des artistes émergents tels que Manon Boy, Le Voyageur, Boslow Agenda, entre autres.
Placées sous le thème « Échanges culturels et cohésion sociale », les Journées carrefours du Nahouri constituent un événement culturel majeur qui promeut les valeurs intrinsèques kassena-nankana, le savoir ancestral, ainsi que la danse Djongo des Gourounsi.
Modou Traoré (collaborateur)





