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Musique : Lighty Light dévoile « GNANNI », un 3e album mêlant conscience sociale et héritage culturel

L’artiste burkinabè LIGHTY LIGHT a officiellement présenté, le mercredi 4 février 2026 à Ouagadougou, son troisième album intitulé « GNANNI » au cours d’une conférence de presse suivie d’une séance de dédicace et une projection d’un documentaire retraçant le parcours de l’artiste, ses débuts à aujourd’hui.

Depuis 2019, LIGHTY LIGHT s’est progressivement imposé comme l’une des voix singulières de la scène musicale burkinabè. Sa carrière repose sur une identité musicale forte, centrée sur l’authenticité Bissa, une présence scénique affirmée et une proximité constante avec son public. Chantant en Bissa, Mooré, Dioula, Français et Anglais, l’artiste développe une musique éducative et fédératrice, ce qui lui vaut aujourd’hui le surnom de « Prince de la musique bissa ».

Né le 4 février 1987 à Bangagou, dans la province du Boulgou, Harouna Saré, à l’état civil, découvre sa vocation pour la musique dès l’âge de 10 ans. Avant d’entamer sa carrière musicale, il s’illustre dans le domaine de l’audiovisuel en tant qu’infographe, arrangeur, ingénieur du son, réalisateur et monteur vidéo. Il collabore avec plusieurs agences de communication et studios, réalise la série comique « Rions un peu » et crée des contenus 3D pour des chaînes de télévision, marquant ainsi l’univers médiatique avant de se lancer officiellement dans la musique en 2019.

Après un premier album audacieux de 53 titres qui attire l’attention des médias, LIGHTY LIGHT bénéficie en 2021 du soutien du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) à travers le Fonds de Promotion Culturelle pour la production de son deuxième album, « Biisi ». Après plusieurs singles et l’album « Renaissance », il franchit une nouvelle étape avec « GNANNI », son troisième album, proposé au public au prix de 10 000 FCFA.

Composé de 19 titres, GNANNI est un projet dense qui puise ses inspirations dans les réalités sociales, culturelles et spirituelles du Burkina Faso. L’album s’ouvre avec « Yirbee », une introduction solennelle rendant hommage aux anciens et aux racines culturelles. Des titres comme « Ab Gnagda Ba » appellent à la patience et à la rigueur, tandis que « Ayim Lèkoum » invite à une réflexion sur la finitude humaine.

À travers « Le quartier est risqué », l’artiste dénonce la jalousie liée au succès, alors que le titre éponyme « GNANNI », en collaboration avec Zemba Souley et Lemanma, critique la perte de pudeur et l’exposition excessive de la vie privée sur les réseaux sociaux. « GNANNI, veut dire la honte. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, on n’a plus de secrets et je pense que c’est un comportement qu’on doit changer », a expliqué LIGHTY LIGHT, dénonçant la perte de valeurs traditionnelles.

L’album aborde également des thématiques telles que la polygamie vécue dans la précarité avec « Lo Piiya », l’engagement de la diaspora à travers « Ardbi Zèkoula », la mauvaise gestion de la richesse dans « Ibii Bousso Yi » et la perte de la solidarité africaine évoquée dans « Dakoupa Gna ». D’autres titres comme « Lèkouèma » dénoncent l’hypocrisie sociale, tandis que « Deem Deem » affirme l’exigence artistique de LIGHTY LIGHT. L’artiste célèbre aussi l’amour sincère avec « Moo Djaan », critique l’amour intéressé dans « N Yaa Si Re », réfléchit sur le changement de statut social dans « Wan » et rend grâce à Dieu dans « Feernyoba », en collaboration avec Esprit Fort et Koro Zint. Les titres « Beersire », « Wob Fodeeni » et « Wusso Ntô » concluent le projet sur des messages d’acceptation de soi, d’unicité et de reconnaissance spirituelle.

La sortie officielle de l’album s’est tenue à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse suivie d’une séance de dédicace. À cette occasion, un documentaire retraçant la vie et le parcours de l’artiste, de ses débuts à aujourd’hui, a été projeté. LIGHTY LIGHT a offert une brève prestation artistique, accompagné de ses danseuses, sur le titre éponyme de l’album, avant de clôturer la journée par un concert dédicace pour ses fans et mélomanes, confirmant ainsi sa maturité artistique et son ancrage culturel.

🎬 Découvrez l’artiste et son univers à travers son clip officiel » Filtre Baou – LIGHTY LIGHT sur YouTube : 👇👇👇

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

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