Implanté dans plusieurs localités du Burkina Faso, le patronyme KERE porte une mémoire plurielle. Présent à la fois chez les Bissa et chez les Buaba, il traduit des valeurs de bravoure, d’hospitalité et de solidarité, faisant de ce nom un repère identitaire fort. Sa présence s’étend sur une vaste aire géographique, depuis Gando, Ningaré, Bané, Cella et Zéno, jusqu’à Tenkodogo dans la province du Boulgou, où il est particulièrement répandu. Derrière ce nom se cache une histoire complexe, porteuse de sens et de traditions transmises de génération en génération.

Chez les Bissa, KERE signifie « ceux qui vivent à l’œil de la colline ». Cette appellation évoque la vigilance et l’observation, renvoyant à la figure de l’épervier, symbole de puissance et de courage. Le nom devient ainsi l’expression d’un héritage guerrier et protecteur, associé aux responsabilités sociales confiées aux porteurs du patronyme. Les familles KERE possèdent également des totems protecteurs, la tourterelle et l’antilope, qui incarnent des interdits et des liens spirituels forts, définissant la place de la famille au sein de la communauté.
Chez les Buaba, le patronyme prend un tout autre sens, lié à « un arbre d’accueil adopté par la famille ». Ce symbole végétal souligne les valeurs d’ouverture et de solidarité, mettant en avant l’importance de l’hospitalité dans les relations sociales. Les KERE ont par ailleurs tissé des réseaux de parenté à plaisanterie avec différents peuples, notamment les Poulis, les Buamu de Koumbia et les Gurunsi. Ces relations, fondées sur l’humour et la convivialité, permettent d’entretenir la paix sociale et de résoudre les tensions par le dialogue.
À travers ces significations multiples, le nom KERE incarne une double identité : force guerrière et accueil généreux. Héritage vivant transmis au fil des siècles, il reflète la richesse et la diversité culturelle du Burkina Faso, rappelant que derrière chaque nom se cache une histoire et un ensemble de valeurs qui continuent d’inspirer les générations actuelles.
Source : Direction Générale de la Culture et des Arts – Direction du Patrimoine Culturel
Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso






Je ne peux m’empêché cette colère après que j’ai lu la publication.
Ça coûte quoi au ministère de prendre et se renseigner au près des personnes ressources ?
Il y’a dans chaque famille un responsable de la famille et dans la grande famille KERE des garants des coutumes et traditions sont bien présents, pourquoi n’est allé au près d’eux pour recueillir des informations justes?
Qui a été votre personne ressource pour ce qui concerne votre narratif sur la grande famille KERE ?
KERE signifie tout simplement Aigle 🦅 en rapport à la technique de chasse de l’aigle. Au pluriel on dit kèro.
La tombe de l’ancêtre des KERE est à Tenkodogo secteur 03. C’est plutard que ses enfants iront s’installer à ZANO, Ningaré, BANÉ, Loanga et CELLA. Les localités comme Gando, Gourgou, Belcé, Zeké, Boumbin, Oumnoghin et Sangaboulé sont des fiefs de ses petits fils. L’ancêtre s’appelait BIRANGO ,son nom de royauté qui était Ambkouga, .
Ne faites pas comme le colon, vouloir l’Afrique sans les africains. Sinon si vous voulez l’histoire de la famille KERE sans les KERE, ça serait un peu compliqué. contactez les garants ou les sages de cette famille. Malgré qu’on est nombreux, on se connaisse bien . L’arbre généalogique de la famille est bien connu de tous.
En tout cas,les garants ou les sages de la famille KERE sont là et disponible pour vous fournir des vraies informations.la généalogique de la famille KERE est disponible et voir même le lien qui existe entre les KERE de Tenkodogo et ceux dont vous les avez nommé KERE Buaba.En réalité, c’est la même famille et les informations sont là sur pourquoi ils se sont retrouvés làbà.
Du n’importe quoi . Qui a donné cette information ou histoire ? Ne bâtissez pas notre histoire ( histoire du Faso) avec des mensonges . Allez y à Tenkodogo vers la famille Kéré vous renseignez bien au lieu d’écrire de n’importe quoi. Les kéré sont les Tinsoaba de Tenkodogo. Y’a toujours les vieux de plus de 100 ans .