Après une campagne de sensibilisation sur la salubrité dans les rues menée par Son Excellence Naaba Kaongo, chef de Zagtouli, le vendredi dernier, la première biennale et 6ᵉ édition du Festival des Journées des Cultures et Traditions de Zagtouli a officiellement ouvert ses portes le vendredi soir en présence de la marraine, Adja Amsetou Nikiema de Komsilga, et du parrain Papa Nakoulma.

Sous le thème « Culture, tradition et résilience : bâtir ensemble un Burkina de paix », le festival, organisé par Son Excellence Naaba Kaongo en collaboration avec l’association Koudumde, se déroule jusqu’au 9 novembre.
Entre prière et bénédiction, l’ouverture a vu la participation d’une délégation ghanéenne et de plusieurs chefs coutumiers venus de tout le pays.

Dans son discours, le chef de Zagtouli a invité à un retour aux valeurs ancestrales, qu’il considère comme essentielles pour la paix et le développement. « Si nous sommes aujourd’hui confrontés au terrorisme, c’est parce que certaines valeurs ancestrales ont été abandonnées », a-t-il rappelé. Il a ajouté : « Si ces valeurs étaient bien inculquées le respect des aînés, l’amour du prochain, la bonne éducation nous n’aurions pas à faire face à ce fléau dans nos sociétés ». Il a exhorté la population à s’approprier les valeurs coutumières comme un chemin certain pour le développement du pays.

Dans le discours du ministre en charge de la culture, Pingwende Gilbert Ouédraogo, lu par Alassane Ouango, il a été souligné que l’institution des Journées des Cultures et Traditions vise à mettre en valeur nos expressions culturelles et traditionnelles.

La délégation ghanéenne, présente pour le festival, a offert un cadeau à Son Excellence Naaba Kaongo. « Ici, c’est notre famille également. Nous reviendrons pour la prochaine édition avec les mêmes objectifs : soutenir les cultures africaines », a déclaré le représentant. La délégation a salué l’engagement du chef pour la promotion des cultures et traditions.

Présente à la cérémonie, la guérisseuse Adja Amsetou Nikiema, marraine de cette 6ᵉ édition, a encouragé le chef pour son initiative : « Cela a été un plaisir de participer à l’événement et de découvrir certaines richesses ici. Les pagnes traditionnels, que j’aime portés souvent, je ne savais pas comment ils étaient tissés. J’ai vu des femmes qui tissent magnifiquement. J’ai aussi apprécié les mets locaux exposés ici. Cela montre qu’il y a un véritable engouement pour nos mets traditionnels. Il faut continuer à promouvoir nos valeurs locales », a-t-elle souligné.

Le parrain, Papa Nakoulma, a également salué les chefs coutumiers et le chef de Zagtouli pour son engagement dans la promotion des traditions et du vivre-ensemble. Il a rappelé son expérience de 32 ans au service de la tradition, preuve selon lui que les valeurs coutumières sont un pilier pour le développement.

La cérémonie a été rythmée par des prestations d’artistes traditionnels des ethnies San, Mossi et Peuls, ainsi qu’une exposition gastronomique de l’ethnie Moagha. Cet événement rare au Burkina Faso a réuni plusieurs dizaines de chefs coutumiers et de représentants traditionnels.

Le festival se poursuit les 8 et 9 novembre, avec des prestations d’artistes tels qu’Imilo LeChanceux, Souleymane Guima, Flowman Boy, et bien d’autres. Des contes pour enfants, ainsi qu’une foire gastronomique et commerciale, sont également proposés aux festivaliers.
Modou TRAORÉ (collaborateur)





