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Foncier urbain : Dieudonné Barkwendé Sawadogo livre ses secrets pour l’harmonisation durable des villes africaines

Face aux défis croissants de l’urbanisation et du désordre foncier, l’auteur et expert en urbanisme, Dieudonné Barkwendé Sawadogo a présenté, ce jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou, deux ouvrages sur la gestion du foncier urbain, offrant des pistes pour une urbanisation plus harmonieuse au Burkina Faso et en Afrique. Intitulés « Logement d’abord, parcelle après » et « Construire en hauteur : la solution vitale pour sauver nos villes », ces livres abordent de front la question sensible de l’habitat et de la gouvernance foncière.

À travers ces deux publications, l’auteur développe le thème central : « Réinventer la ville burkinabè : gouvernance foncière, planification et responsabilité citoyenne ». Une réflexion structurée qui, selon lui, « met en lumière les liens étroits entre politiques publiques, comportements citoyens et choix d’aménagement urbain », dans un contexte marqué par une croissance démographique rapide et une pression foncière de plus en plus forte.

Dans ses analyses, Dieudonné Barkwendé Sawadogo dresse un constat sans complaisance. Il souligne que « dans de nombreuses villes africaines, l’accès au logement reste un parcours parsemé d’obstacles ». De plus en plus de familles acquièrent des parcelles situées loin des centres urbains, souvent dépourvues d’infrastructures de base telles que l’eau potable, l’électricité ou les voies d’accès. « Faute de moyens financiers pour construire, ces terrains restent parfois inoccupés pendant de longues années », contribuant ainsi à l’étalement urbain anarchique et à la précarité des conditions de vie.

Pour l’auteur, cette situation résulte d’« une logique profondément ancrée mais contre-productive ». Il résume sa pensée par une formule forte : « Un logement change une vie tout de suite. Une parcelle vide, elle, peut bloquer une famille pendant des années. » D’où son plaidoyer en faveur d’« un renversement de paradigme », consistant à privilégier l’accès à un logement décent avant l’attribution définitive de parcelles.

Dans « Construire en hauteur : la solution vitale pour sauver nos villes », Dieudonné Barkwendé Sawadogo défend la construction verticale comme « une réponse durable à la pression foncière ». Selon lui, « construire en hauteur permettrait de limiter l’étalement urbain, de préserver les terres agricoles et de rapprocher les populations des services essentiels tels que les écoles, les hôpitaux, les marchés et les lieux de travail ». Une approche qui, ajoute-t-il, « favoriserait une meilleure organisation des quartiers et une réduction des coûts liés aux infrastructures publiques ».

Mais au-delà des solutions techniques, l’auteur pointe du doigt « le désordre foncier et la spéculation qui gangrènent le secteur ». Pour y faire face, il avance une proposition phare : « la création d’une brigade spéciale baptisée “Didiima” », chargée de lutter contre la spéculation foncière. Cette brigade aurait pour mission, selon lui, « de contrôler les transactions, d’identifier les abus, de veiller à la mise en valeur effective des parcelles et de renforcer l’application des textes réglementaires existants ».

Ces deux ouvrages s’adressent aussi bien aux architectes, urbanistes et décideurs publics qu’aux citoyens désireux de mieux comprendre les enjeux de l’habitat. En lançant ce débat, Dieudonné Barkwendé Sawadogo dit espérer « susciter une prise de conscience collective » et encourager « des choix plus audacieux et inclusifs ».

Pour l’auteur, « l’avenir des villes burkinabè et africaines dépendra de notre capacité à innover, à penser autrement l’espace urbain et à bâtir des villes où le logement devient un droit effectif et non un privilège ».

Disponibilité et prix des ouvrages
Les deux livres sont disponibles avant et pendant la séance de dédicace (pré-vente) au prix de 7 500 F CFA l’unité. Une offre spéciale permet d’acquérir les deux ouvrages à 10 000 F CFA en pré-vente.
Après la dédicace, chaque livre sera vendu à 10 000 F CFA l’unité, tandis que le lot des deux ouvrages coûtera 15 000 F CFA.

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

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