Confédération nationale de la culture : Inoussa Samandoulgou officiellement installé à la présidence de la CNC

La Confédération nationale de la culture (CNC) a officiellement procédé, ce jeudi 30 juillet 2026, à la Maison du Peuple de Ouagadougou, à la cérémonie de passation de charges entre le président sortant, « Camarade Toumbalou Télésphore Bationo », et le nouveau président, « Camarade Samandoulgou Inoussa », élu à l’issue du congrès statutaire tenu le 2 juillet dernier à Ziniaré. Cette cérémonie solennelle marque l’ouverture d’un nouveau mandat de quatre ans placé sous le signe de la continuité, de la structuration et du renforcement du secteur culturel burkinabè.

Ouvrant la cérémonie, le secrétaire général de la CNC, « Camarade Dr Pingdewindé Issiaka Tiendrébéogo », a salué le bilan du président sortant après huit années passées à la tête de l’organisation, tout en invitant les acteurs culturels à accompagner la nouvelle équipe dirigeante. « Aujourd’hui est un jour important pour la Confédération qui relance, de façon dynamique et efficace, ses activités », a-t-il déclaré.

Dans son intervention, « Camarade Toumbalou Télésphore Bationo » a dressé un bilan marqué par plusieurs acquis. Il a rappelé l’organisation des rentrées culturelles, des congrès, des formations, la mise en place des coordinations régionales de la CNC dans les 13 anciennes régions du Burkina Faso, la grande mobilisation patriotique des acteurs culturels du 30 avril 2025 ainsi que l’opération d’attribution de parcelles à plus de 120 artistes.

Le président sortant a également souligné que « le Burkina Faso a été le premier pays en Afrique à confédéraliser ses structures de la société civile culturelle », faisant ainsi de la CNC « l’interlocuteur privilégié du secteur culturel face à l’État ». Remerciant l’ensemble des fédérations, des coordinations régionales et les membres de son bureau, il a déclaré : « Je reste bien entendu disponible pour accompagner la transition et soutenir mon successeur dans les mois à venir. Merci pour votre confiance, merci pour les bons moments partagés. »

Recevant officiellement les attributs de la présidence, « Camarade Samandoulgou Inoussa » a exprimé son émotion et sa reconnaissance tout en mesurant l’importance de la responsabilité qui lui incombe. « Je mesure la tâche qui est la mienne de coordonner avec succès les activités des fédérations, d’être l’interface entre les acteurs culturels et l’État. »

Le nouveau président a affirmé que son principal défi sera d’améliorer les conditions de vie des professionnels de la culture. « La meilleure structuration, c’est dans l’assiette des acteurs culturels et des artistes. Comment faire pour que nos métiers culturels soient des métiers qui nourrissent leurs hommes ? C’est le défi qui est le mien. »

Pour les quatre prochaines années, « Camarade Samandoulgou Inoussa » entend renforcer la représentativité de la CNC dans les 17 régions du Burkina Faso, accélérer l’installation des coordinations régionales, accompagner la mise en œuvre du statut de l’artiste, produire des statistiques fiables sur le secteur culturel et consolider les partenariats institutionnels. « Nous n’avons pas droit à l’erreur. Nous allons réussir le défi national de la reconquête de notre territoire à travers la culture et celui de la souveraineté culturelle. »

Le président entrant a également appelé les responsables des différentes fédérations à privilégier « la solidarité, l’inclusion et le partage », tout en annonçant la poursuite des chantiers engagés, notamment les conventions avec les partenaires et le dossier des parcelles destinées aux artistes. « C’est une équipe de travail, une équipe de combat qui ira chercher des solutions aux préoccupations des acteurs culturels. »

Enfin, il a salué l’accompagnement du ministre en charge de la Culture, « Camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo », estimant que « le siège dont dispose aujourd’hui la Confédération nationale de la culture à la Maison du Peuple est le fruit d’une volonté politique forte en faveur de la structuration du secteur culturel. »

À travers cette passation de charges, la Confédération nationale de la culture ouvre une nouvelle étape de son histoire avec l’ambition de consolider son rôle d’interface entre les acteurs culturels et les pouvoirs publics, tout en poursuivant son engagement en faveur du développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso.

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

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