Créée par décret lors du Conseil des ministres du 6 novembre 2024, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a présenté, au cours d’un déjeuner de presse, ses grands objectifs à une centaine de journalistes burkinabè. La rencontre s’est tenue le jeudi 4 août 2025 à l’hôtel Azalaï de Ouagadougou. Organisation, missions et priorités de la nouvelle structure étaient au cœur des échanges.

Née de la fusion de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), de la Direction générale du FESPACO, du Secrétariat technique du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel, ainsi que de la Direction de la cinématographie et de l’audiovisuel, l’ABCA a pour mission de soutenir le développement de la chaîne de valeur de l’économie du cinéma et de l’audiovisuel au Burkina Faso. Elle est également chargée d’assurer la réglementation et le contrôle du secteur.

Placée sous la direction de Moussa Alex Sawadogo, l’administration de l’ABCA s’articule autour d’un conseil d’administration, d’une direction générale, d’un conseil scientifique (ISIS-SE), d’un secrétariat général, de départements et de directions spécialisées.
Selon son directeur général, l’ambition de l’agence est de valoriser le patrimoine culturel burkinabè et de faire du cinéma une véritable source de richesse économique. « L’agence, c’est aussi donner aux créateurs réalisateurs et producteurs les moyens de raconter nos histoires selon notre propre point de vue », a déclaré Alex Moussa Sawadogo. Et d’ajouter : « Celui qui donne l’argent a la mainmise sur le récit. »

Parmi les départements de l’ABCA, figure le Département du financement des projets cinématographiques (FPC), qui sera chargé de développer des mécanismes de financement, de soutenir et de suivre les projets appuyés. Un autre pilier est le Département de la réglementation et du contrôle de l’activité cinématographique (RCA), qui veillera à l’application des textes, à la gestion du registre public du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi qu’à la mise en place d’un visa d’exploitation.

Un autre pilier est le Département de la réglementation et du contrôle de l’activité cinématographique (RCA), qui veillera à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires régissant le secteur du cinéma ai Burkina Faso, à l’application de ces textes, à la gestion du registre public du cinéma et de l’audiovisuel, ainsi qu’à la délivrance d’autorisations, notamment les autorisations de tournage, les autorisations de prises de vues, les visas d’exploitation des films et la délivrance de cartes professionnelles.
Le visa d’exploitation des films est obligatoire pour les réalisateurs et producteurs avant l’exploitation de leurs œuvres en salles de cinéma.ou la construction d’une salle de cinéma car la diffusion des films en salle est conditionnée par ce document, a expliqué le directeur du département RCA, Fousseni Mien.

Sous le slogan « Ensemble, créons le futur ! », l’ABCA ambitionne de repositionner le cinéma burkinabè sur l’échiquier africain et international.
Modou Traoré (collaborateur)





