Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 15 novembre à Ouagadougou, le comité d’organisation du Festival international du court métrage de Ouagadougou (Ouaga Côté Court) a présenté les grandes lignes de sa quatrième édition, prévue du 22 au 29 novembre 2025 sur le site du FESPACO. L’événement promet une semaine riche en projections, ateliers et rencontres pour les professionnels et le grand public.

Créé en 2022 par l’entrepreneuse culturelle Irène Tassembédo, Ouaga Côté Court a pour ambition de devenir un espace de diffusion majeur pour le court métrage dans la capitale burkinabè. Pour cette édition, 750 films provenant de 91 pays ont été soumis, répartis entre fiction, documentaire et animation. Après un examen minutieux, le comité international de sélection, composé de trente membres, a retenu 48 œuvres pour la compétition officielle, parmi lesquelles 11 films africains.

Un processus de sélection rigoureux
Le travail du comité de sélection ne s’est pas limité à un simple visionnage des films. Salam Zampaligré, membre du comité, a expliqué que chaque candidature a été analysée avec soin. « Le processus a duré près de deux mois. Chaque film a été visionné au moins deux fois et évalué selon des critères exigeants : la qualité de la mise en scène, la clarté de l’image, le son, le scénario et l’histoire racontée », a-t-il détaillé. Selon lui, cette méthodologie permet de garantir que seules les œuvres répondant aux standards internationaux rejoignent la compétition officielle.

Jean-Baptiste Guiard-Schmid, coordonnateur technique, a également insisté sur la diversité de la sélection. Les films retenus représentent un large éventail de pays et de styles, avec des œuvres venues de France, du Canada, d’Afrique du Sud, du Ghana et de Colombie.

Des projections accessibles et des formations
La directrice du festival, Irène Tassembédo, a annoncé que deux séances quotidiennes seraient organisées en plein air au FESPACO, à 18h30 et 22h30, avec un accès gratuit pour tous. Les projections sont complétées par un atelier d’écriture de scénario à l’Institut supérieur de l’image et du son, destiné à renforcer les compétences des jeunes cinéastes et techniciens. « Le court métrage est un format exigeant qui demande précision et créativité pour raconter une histoire en quelques minutes», a souligné Irène Tassembédo.

Un festival en plein essor
Depuis sa création, Ouaga Côté Court s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les cinéastes émergents et confirmés. Le festival bénéficie de partenariats solides avec le FESPACO et le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. Les films en compétition concourront pour six prix généraux, trois distinctions techniques et six prix spéciaux, attribués avec le soutien des partenaires du festival.

La présidence du jury est assurée par le réalisateur béninois Mach-houd Kouton, entouré de la comédienne guinéenne Fifi Tamsir Niane, du musicien sénégalais Henri Guillabert, de la critique française Clara Gallardo et de la réalisatrice burkinabè Carine Bado.

Un rendez-vous festif et inclusif
Au-delà de la compétition, Ouaga Côté Court vise à rapprocher le cinéma des populations et à valoriser le court métrage comme outil de création et d’expression. Le festival offre un cadre d’échanges et d’apprentissage pour les cinéastes, étudiants et techniciens, tout en permettant au public de découvrir des formes artistiques variées.
Avec cette 4e édition, Ouaga Côté Court confirme son rôle dans le paysage culturel burkinabè et international, offrant une semaine riche en projections, échanges et créativité.
Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





