À l’occasion de la 3ᵉ édition du concert « Pour la Paix, la Résilience et l’Unité nationale », tenue le 13 février 2026 à l’espace culturel Cœur de Diva à Ouagadougou, Amity Meria confirme son rôle d’icône culturelle engagée. Entre prestations vibrantes, messages d’espoir et trophées de reconnaissance décernés aux acteurs culturels, la Diva fait de ce rendez-vous un véritable plaidoyer pour la cohésion sociale et la valorisation de la culture burkinabè.

Forte d’une carrière longue de plus de trois décennies, Amity Meria continue de captiver dès qu’elle s’empare du micro ou foule la scène. Devant un public passionné de spectacle vivant, la Diva a une fois de plus offert un moment d’exception lors de ce concert désormais incontournable. Sa présence scénique, empreinte de maîtrise et d’émotion, rappelle pourquoi elle demeure l’une des figures majeures de la musique burkinabè et une voix respectée bien au-delà des frontières nationales.

Au cours de la soirée, l’artiste a livré un concert live composé de quinze titres soigneusement choisis dans son riche répertoire. Alternant morceaux emblématiques et chants porteurs d’espoir, elle a su redonner du baume aux cœurs et porter la voix des sans-voix, démontrant que la musique reste un puissant vecteur de consolation, de résilience et de rassemblement. Le public, composé de mélomanes, de fans fidèles, d’acteurs culturels et de membres de sa famille, est sorti nombreux pour communier autour de ces messages forts.

La programmation artistique a également mis en lumière d’autres talents engagés. La soirée a débuté avec Aziz Basnéré, qui a su installer une ambiance chaleureuse et fédératrice. Asta Maïla lui a succédé, livrant une prestation chargée d’émotion, symbole de résilience après les épreuves de santé qu’elle a traversées. Nana Bibata a ensuite conquis l’assistance par son énergie et son authenticité, avant de céder la scène à Amity Meria pour une clôture magistrale. L’enchaînement de ces prestations a contribué à faire de l’événement un moment de communion artistique et citoyenne.

Sur scène, Amity Meria a exprimé avec conviction son optimisme pour l’avenir du Burkina Faso, appelant à la fraternité, à l’acceptation des différences et à la solidarité nationale. « C’est un message de fraternité, d’unité, de paix et surtout de résilience pour le Burkina Faso. Nous devons tenir bon. » Dans une atmosphère empreinte d’émotion, le public a repris en chœur des titres devenus de véritables classiques. Certains spectateurs, assis, applaudissaient en cadence, tandis que d’autres formaient des files indiennes à la manière du djandjoba, preuve de l’ancrage profond de ces chants dans la mémoire collective. Autrefois simples mélodies, ces œuvres sont aujourd’hui des tubes intemporels qui traversent les générations.

Moment fort de cette troisième édition, la Diva a également procédé à la remise d’attestations et de trophées de reconnaissance à des acteurs culturels et à des personnalités engagées pour la paix, la cohésion sociale et la promotion de la culture. Par ce geste symbolique, elle a tenu à saluer celles et ceux qui, malgré les défis, continuent de défendre la culture nationale et de faire vivre les valeurs de solidarité et de résilience. « Nous devons dire merci à toutes ces personnes qui continuent de croire en l’art et en la culture malgré les difficultés », a-t-elle souligné.

Après trois éditions couronnées de succès, ce concert s’impose désormais comme un événement majeur du calendrier culturel burkinabè. Au-delà de la performance musicale, il constitue un espace de dialogue, de reconnaissance et d’espoir, où la culture se révèle être un levier essentiel pour panser les blessures sociales et renforcer l’unité nationale. Le public attend déjà la prochaine édition avec l’espoir renouvelé de voir la musique continuer à rassembler les Burkinabè autour de l’essentiel : vivre ensemble dans la paix, la solidarité et la dignité.
✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso





