La Compagnie Danthemuz a procédé, ce vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, à l’enregistrement des trois textes corrigés et traduits en langues nationales dans le cadre du projet « La guerre, les femmes et la paix ». Soutenu par le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), avec l’appui de la Coopération suisse au Burkina Faso dans le cadre du Programme d’appui au développement des industries créatives (PADIC), ce projet vise la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

Faire de la femme des pays du Sahel une actrice engagée en faveur du retour de la paix, c’est l’engagement de la Compagnie Danthemuz à travers son projet « La guerre, les femmes et la paix ».
L’initiative, à entendre la scénariste et présidente de la Compagnie Danthemuz, Rihanata Ilboudo, vise à permettre à la femme artiste d’avoir son mot à dire dans la problématique de la crise sécuritaire qui mine le Sahel. « On voulait nécessairement réunir des femmes des trois pays de l’Afrique de l’Ouest les plus touchés par la crise au Sahel, comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Dans le déroulé du projet, il est question pour nous de permettre à ces trois femmes autrices de nous raconter leur histoire et ce qu’elles ont vécu », explique-t-elle.
Le projet a débuté en décembre dernier. En pleine séance d’enregistrement, nous avons abordé quelques acteurs clés en vue de mieux comprendre les temps forts de la mise en œuvre.
« Après les étapes de l’écriture, de la correction, puis des traductions, c’est l’étape de l’enregistrement qui vient boucler le travail en studio », confie Rihanata Ilboudo.
Les œuvres théâtrales radiophoniques enregistrées seront transmises à des radios partenaires pour être diffusées au profit des populations.
Trois textes d’auteurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger seront enregistrés en trois langues nationales (mooré, dioula et fulfuldé). Au nombre des auteurs, on peut citer Habibatou Diarra du Mali avec son œuvre « Le rêve qui voulait naître » ; « Enfin l’aube » de Natyra Ibrahim du Niger et « Parlons-nous » de Rihanata Ilboudo du Burkina Faso.

De l’avis de la réalisatrice dans le cadre du projet Laure Guiré, l’un des plus grands défis est de réussir l’enregistrement du théâtre radiophonique dans plusieurs langues déjà. De son avis, la radio est un canal par excellence pour toucher un maximum de personnes et faire de la sensibilisation ; il faut alors s’y mettre pour relever le défi.

Edwige Kiemtaremboum est une comédienne interprète dans ce projet. À l’entendre, l’enregistrement du théâtre radiophonique nécessite un double travail en termes d’émotions. « Pour ma part, cette expérience est la plus grande en termes de vécu. Le texte que je vais décliner est intitulé « Enfin l’aube », qui parle d’une femme nommée Zara qui va subir les dérives du terrorisme, de même que sa famille », indique-t-elle.

Selon David Zoungrana, qui pilote le volet technique du projet, l’enregistrement va consister à la prise de voix. Elle sera suivie du nettoyage, puis du montage pour présenter une œuvre finie pour la diffusion.
Crépin OUEDRAOGO (Collaborateur)





