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Arbollé – Sibalo : « Le pardon n’est pas une faiblesse, c’est une grandeur », Naaba Koom plaide pour la paix sociale

Le mercredi 7 janvier 2026, la cour royale d’Arbollé a été le théâtre d’une rencontre majeure entre le Ramessoum Naaba Koom Rim-Biiga et sa communauté. Suite à un différend coutumier provoqué par l’intronisation d’un chef dans le village de Sibalo, le souverain a réuni notables, jeunes, femmes et leaders religieux pour appeler à la retenue et au respect des traditions. Plus d’une centaine de personnes ont répondu à l’invitation, venue écouter un message clair de cohésion sociale et de dialogue.

Selon les habitants, le conflit est né en décembre dernier lorsqu’une autorité extérieure a procédé à l’intronisation d’un dignitaire dans le village de Sibalo, considéré comme relevant du canton de Ramessoum. Cette action a été perçue comme une ingérence dans les affaires coutumières locales, menaçant l’équilibre traditionnel de la région.

Un appel au pardon et à la retenue

Malgré la frustration d’une partie de sa population, Naaba Koom a choisi de privilégier la sagesse et le dialogue. Dans son allocution, il a insisté sur le pardon comme levier de paix : « Le pardon n’est pas une faiblesse. Le pardon est une grande chose », a-t-il déclaré. Il a rappelé que les leaders ont la responsabilité d’éviter tout affrontement et de préserver l’intérêt collectif au-dessus des différends individuels. « Si les gens s’affrontent, c’est dans le canton du chef de Ramessoum. Mais moi, je ne suis pas prêt pour l’affrontement », a-t-il précisé.

Le rôle des ministres de la cour

Les ministres de la cour ont également pris la parole pour soutenir le chef. Le Baloum Naaba a salué sa sagesse, notamment sa capacité à calmer les jeunes. Le Tinma Naaba, ministre de la défense, a rappelé l’importance du respect des règles et des traditions héritées des ancêtres : « On ne se rend pas chez quelqu’un pour y provoquer une bagarre. Il faut que chacun respecte ce que ses parents et ses grands-parents ont fait », a-t-il insisté.


Respect des limites coutumières et arbitrage des autorités

Naaba Koom a souligné que chaque chefferie a des limites territoriales à respecter. Les intronisations doivent se dérouler dans le strict respect des rites et traditions ancestrales, sans quoi des tensions durables peuvent surgir. Le chef a réaffirmé sa loyauté envers le Moogho Naaba et invité les autorités administratives et coutumières supérieures à suivre la situation.

Maintenir le dialogue entre les 48 villages

La rencontre s’est conclue sur la volonté de maintenir le dialogue entre les 48 villages relevant de son ressort territorial. La cour royale d’Arbollé, lieu central de rassemblement et de préservation des traditions, a ainsi servi de cadre pour promouvoir le vivre-ensemble. En prônant la paix et la cohésion sociale, Naaba Koom espère que son appel au calme sera entendu et que la tradition restera un facteur d’unité plutôt que de division.

✍️ Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

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