sam 24 janvier 2026

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La Grande Chancellerie renforce les compétences des journalistes sur le sens des décorations nationales

La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè a organisé, les 1er et 2 octobre 2025 à Ouagadougou, une session de formation à l’endroit des journalistes. Cette initiative visait à clarifier la signification des distinctions honorifiques et à rappeler leur rôle dans la valorisation du mérite et du patriotisme.

Au Burkina Faso, les cérémonies de décoration sont souvent perçues comme de simples remises de médailles, alimentant parfois des critiques ou des incompréhensions. Pour contrer cette perception réductrice et mieux faire connaître l’esprit qui anime ces distinctions, la Grande Chancellerie des ordres Burkinabè a réuni pendant deux jours une trentaine de journalistes.

« La décoration n’est pas une faveur, encore moins une distribution », a insisté Pierre Zanré, Secrétaire général de l’institution, qui animait les échanges. Selon lui, les décorations traduisent la reconnaissance de la Nation envers des citoyens ayant marqué positivement leur communauté ou leur secteur d’activité.

Plus qu’un ruban, un symbole

Des Ordres voltaïques aux Ordres révolutionnaires, jusqu’aux actuels Ordres burkinabè qui regroupent aujourd’hui 22 distinctions officielles, les décorations ont toujours eu la même finalité : récompenser le mérite et l’engagement. Les distinctions honorifiques incarnent aussi les valeurs de patriotisme, de citoyenneté et de travail bien fait.

Au cours des échanges, les participants ont également revisité la symbolique de l’étoile jaune figurant sur le drapeau national. Pour Harouna Linlingue, journaliste présent à la formation, ce fut une véritable révélation :
« J’ai toujours pensé qu’elle représentait la richesse. J’ai appris qu’elle est en réalité une boussole, un guide pour le peuple, et que ses cinq branches symbolisent les doigts du travailleur. »

La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè a toutefois rappelé que, selon la Constitution, l’étoile jaune-or incarne avant tout le guide éclairé de la Nation vers le progrès et le développement. Les explications relatives aux « cinq doigts du travailleur » sont issues d’une analyse universitaire menée par Mahamadou Cissé sur les armoiries de la Révolution de 1983, qui s’inscrivait dans une idéologie socialiste valorisant l’ouvrier. Dans d’autres contextes, notamment musulmans, les cinq branches peuvent également être rapprochées des cinq piliers de l’islam. Pour l’institution, seule l’interprétation constitutionnelle fait foi, tant qu’aucune modification n’y est apportée.

Des journalistes mieux armés

En s’appropriant ces connaissances, les hommes et femmes de médias repartent désormais avec des outils pour mieux valoriser les récipiendaires dans leurs productions journalistiques. La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè, pour sa part, estime avoir atteint son objectif : promouvoir la compréhension et le respect des symboles de la Nation, mais aussi redonner toute sa dignité aux cérémonies de distinction.

Une démarche saluée par les participants, qui voit dans cette initiative une occasion d’améliorer leur approche rédactionnelle et de contribuer à une meilleure éducation citoyenne à travers l’information.

Parfait Fabrice SAWADOGO
Journaliste Culturel – Infos Culture du Faso

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