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FIRHO 18e édition : Zoom sur ces personnes de l’ombre qui font du festival le fleuron de l’humour burkinabè

Le Festival International du Rire et de l’Humour de Ouagadougou (FIRHO) fait, depuis belle lurette, les beaux jours du pays des Hommes intègres. Voilà déjà 18 ans que ce rendez-vous culturel s’impose comme un cadre majeur de promotion de la culture en général, et de l’humour en particulier. Du 5 au 6 septembre 2025, le CENASA abritera la grande messe de l’humour burkinabè. Pour cette édition, nous sommes allés à la rencontre de deux visages familiers du festival afin de prendre le pouls des préparatifs.

Joness : « Cette année, nous faisons la part belle aux humoristes des pays de l’AES et même à d’autres pays voisins. »

« Rire pour vaincre avec l’AES », c’est sous cette thématique que se tiendra la 18e édition du FIRHO, un événement qui se veut un puissant levier de valorisation de l’art humoristique. Le vendredi 5 septembre sera consacré à une session de formation et de renforcement de capacités. Quant au samedi 6 septembre, le grand spectacle se tiendra à partir de 20 heures, avec une pléiade d’artistes venus du Burkina Faso et de la sous-région.

Cette année, nous avons eu le privilège d’un entretien exclusif avec deux membres du comité d’organisation qui œuvrent, dans l’ombre, à maintenir au festival ses lettres de noblesse : l’animateur et comédien Jean Aimé Bayili dit “Joness”, et Ousmane Bamogo alias “Kérékékankoukan”, directeur artistique du FIRHO.

Pour Jean Aimé Bayili, c’est une satisfaction d’avoir contribué à faire connaître plusieurs humoristes grâce au FIRHO.

« Le rire est thérapeutique, le rire panse les maux » – Joness

À entendre Jean Aimé Bayili dit “Joness” du groupe Génération 2000, qui accompagne le festival depuis sa création, la force du FIRHO réside dans sa constance : « L’un des atouts majeurs de cet événement, c’est sa pérennité. Depuis plus de 18 ans, le festival n’a jamais connu d’interruption. Même pendant la COVID-19, nous avons tenu un spectacle au CENASA, filmé et retransmis pour le bonheur des amoureux de l’humour. Cette année, nous faisons la part belle aux humoristes des pays de l’AES et d’autres pays voisins. Le comité d’organisation travaille chaque année avec rigueur pour faire plaisir au public. »

Pour lui, le FIRHO est aussi une rampe de lancement pour la jeunesse humoristique : « Le festival donne la chance aux jeunes talents. La promotrice Augusta Palenfo essaie, à travers cet événement, de donner un coup de main à la relève. Même en dehors du festival, elle œuvre à les mettre en valeur sur d’autres scènes. Nous avons contribué à faire connaître plusieurs humoristes grâce au FIRHO. Tenir 18 ans dans l’événementiel, avec le contexte que traverse notre pays, c’est un véritable motif de fierté. »

Joness conclut en appelant partenaires et mécènes à soutenir davantage l’événement : « Le rire est thérapeutique. Aujourd’hui, le FIRHO occupe une place de choix dans l’univers de l’humour burkinabè. Pour son rayonnement, il est important que les partenaires continuent de l’accompagner. »

Ousmane Bamogo : « Huit humoristes professionnels prendront d’assaut la scène du FIRHO cette année. »

« Une édition riche en surprises » – Kérékékankoukan

Quant à Ousmane Bamogo alias “Kérékékankoukan”, directeur artistique du FIRHO et membre du groupe Gombo.com, le public peut s’attendre à une édition haute en couleur : « Huit humoristes professionnels prendront d’assaut la scène cette année. Nous avons mis les petits plats dans les grands : décor, scénographie, sonorisation… tout sera pensé pour offrir un spectacle exceptionnel. »

Il partage également un regard positif sur la longévité du festival, malgré les défis : « Même face aux adversités, le festival a toujours tenu. Le défi du sponsoring est réel, mais nous avons la chance de compter sur des structures et des personnes qui croient au FIRHO et qui n’hésitent pas à nous accompagner. »

Le directeur artistique : « L’une des grandes innovations de cette 18e édition, c’est le projet d’étendre les spectacles dans tous les États de l’AES. »

L’AES à l’honneur

Le choix du thème « Rire pour vaincre avec l’AES » s’explique par le contexte sécuritaire que traversent le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le directeur artistique insiste sur la portée de ce message :

« À travers ce thème et les spectacles, nous voulons contribuer à l’effort de paix. L’une des grandes innovations de cette édition, c’est le projet d’étendre les spectacles dans tous les pays de l’AES : au Burkina Faso, au Mali et au Niger. »

Pour lui, le FIRHO veut s’inscrire dans une dynamique de renouveau, en offrant toujours des créations inédites au public.

✍🏽 Crépin OUEDRAOGO (Collaborateur)

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